D-cadence-sensuelle

Un univers virtuel dédié aux plaisirs et à ses digressions, aux jouissances voluptueuses et autres divines réjouissances.

03 juillet 2009

Il y a un an

Je me souviens d'un premier, deux et trois juillet 2008... 18h03... gare de lyon... vous cherchant dans la foule... sachant que vous ne viendriez pas... me raccrochant à l'idée que vous pourriez par miracle être là face à moi... Ma très chère princesse... je vous aurais offert toute la tendresse dont j'étais capable pour panser vos plaies... Je me serais abreuvé de vous à me saouler de votre âme... Nous nous serions confondus entre nos rêves et nos réalités... Et je crois que nous n'aurions jamais quitté cette petite chambre d'hôtel aux tendance Pop Art. J'ai pensé tant de fois à ce possible... c'était beau, c'était sublime.

Merci Sarah pour ce que vous m'avez donné.


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02 juillet 2009

Geisha organique

Je me suis inspiré de cette très belle musique de mon amie Chamylia, je vous conseille donc de lire ces quelques mots au son de sa Geisha Organique, laissez vous imprégner.



Motiro. Me yeno tedeba. Akaku. Oni. Umi yomo ta. Akina nii.

Limpide
Je l'entends pour la première fois
Petite voix intérieure
Douce voix étrangère
Je l'entends
Ne la comprends pas
Je la ressens
Elle est là
Paupières closes
Respiration calme
Lente
Je la laisse faire
Doucement
Ses mots me touchent
Un à un
Elle m'imprègne
Timbre fluide
Calque de mes pensées
Syllabes intimes
Caressantes
Inconnues
Alphabet asiatique
Geïsha organique
Invisible
Compte goutte
Perfusion synthétique
Rythme intraveineuse
Battement de plume
Sous ma peau
Dans mes veines
Transhumance en tout lieu
Mon corps s'efface
Abstraction mélodique


Motiro. Me yeno tedeba. Akaku. Oni. Umi yomo ta. Akina nii.


La voix se fait plus présente encore. Alors que le réveil se fait, je sens mon corps et mon âme partir loin, partir ailleurs sur les traces de cette voix étrangère et troublante. Des lianes me caressent de toute part, le sol se teinte d’un vert lumineux, les murs en sont pénétrés. Mon lit devient mousse, herbe, floraison printanière, des impressions végétales parcourent mes veines. Je me fonds dans cette nouvelle virginité, guidé par ces mots asiatiques. De ma chambre cloisonnée me voilà libre au coeur de vastes plaines nuageuses. La sonorité de cette nature neuve et immaculée se distille jusque dans mon souffle. Une bruine chaude, un crachin tiède, une brise légère rend progressivement mon corps liquide. Je deviens l’eau, liquide comme cette voix énigme. Je m'évapore aussitôt. Je suis alors éole, volant par dessus les étendues  verdoyantes, pris dans une course où le temps se fige, je veux que mon souffle parcoure la peau et le timbre de cette voix ensorcelante qui accompagne chacune de mes pensées. Guidé à une forêt de bambou. Impénétrable, secrète. J'y pénètre. Ma présence fait ondoyer les feuilles acérées des grandes tiges verticales. Vert translucide. Des ombres, nombreuses, parsemées, cercles sombres au sol, face à la forêt verticale. Je me fonds en elle. Je me multiplie. Au Nord, à l’Ouest, au Sud, à l’Est, je pars à sa recherche en quête de son écho musical et hypnotique. Orienté par la musique, je vis l’initiation geïshatique. Un rite floral. Enfin. Entre le vert et l’ombre je découvre une peau blanche, le velours délicat d’une fleur de nacre. Je crains qu’elle ne s’efface une fois parcourue de mon souffle. Doucement. Lentement. Orchidée féminine au parfum exotique. Prolongement des bambous, elle m’offre le contraste d'un corps liane et de la rigidité des grandes tiges. Elle. Moi. Je tends ma main, effleure la surface de ses chairs. Et c’est elle qui me pénètre, elle foisonne en moi. Elle bat en mon cœur et fait affluer mon sang vers la surface caressée. Virginité florale, shibari extatique. Je vis une offrande parfaite, l’offrande d’une princesse au service du roi que je suis.


Koriu ki. Kolo ni va. Aï. Yutiro. Maeyo tekita. Soleba.


Je m’approche. Elle m’envahit paisiblement. Je n'ai pas peur. Elle est en moi, je sens son odeur de femme, de partout. Prégnante, elle imprime chaque forme de vie de son odeur féminine. Complexe, légère et sombre. Je suis conquis, prisonnier de sa voix et de son corps. Elle prend racine dans le sol, terreau fertile qui propage à l’infini sa beauté végétale, tissant des liens invisibles et souterrains. Chaque feuille, chaque fleur, devient autant de caresses qu’elle sait me prodiguer. Me voilà nu, complètement démuni, tout à fait conquis, perdu dans les bras frais et subtils de cette femme nature. Je deviens minéral. Je profite de son énergie pour en garder la chaleur, la restituer, la faire bouillir et croitre, croitre sans limite, gonfler, me gorger de sa voix et devenir dur, viril, pierre. Sans fin. Son offrande me rend fort, je me nourris de sa fluidité pour concentrer en moi les pierres les plus précieuses. Le cœur rubis, bouillant, rouge presque noir. Mes yeux de jade, du bleu au vert, léger, éthéré, absent. Son regard noir, pépites noires parfaites où les rois se noient. Mes mains blanches, sur sa peau de diamant, je deviens diamantaire. Orfèvre. Ses lèvres au rouge subtil et enivrant, lie de vin aux saveurs minérales. Et je croîs encore, une croissance où fourmille la lave chaude, prémices des énergies destructrices et régénérantes. Mon esprit devient feu. Je brule de la fraicheur végétale qu’elle fait couler en moi. Je crains de la pervertir, de la souiller par la chaleur moite qui s’exhibe de mon être. Son écho est en moi, et encore elle m’apaise, elle me conforte, me rassure, je ne comprends toujours pas ses mots, mais je comprends leur sens. Viens. Ne crains rien. Viens. Suis-moi. Soit en moi. Soit pour moi. Donne-moi la vie. Fais couler ta lave en moi. Viens.


Koriu ki. Kolo ni va. Aï. Yutiro. Maeyo tekita. Soleba.


Déclic. Ni contrainte, ni tabou. Déclic. Je deviens enragé. Je la prends. Je la serre. Je l’étreins. Autour de moi tout s’estompe, tout se confond. Il n’y a plus d’espace, plus de plaine, plus de feuilles, plus de son, juste sa voix, toujours. Juste le désir irrépressible de prendre cette offrande, elle est faite pour moi et je la dévore des yeux, des mains, des lèvres. Une jambe à l’entrejambe. L’eau coule, source décuplée. Je la mords, je veux te manger, te baiser, me nourrir de toi, t’absorber. J’enserre ses reins, la soulève, la libère. La liane s’enroule autour de moi, me lacère, me caresse. Déchainé, je serre, encore, je veux qu’elle rentre dans mon torse, l’avaler entière, l’absorber toute entière. Animal, je suis en rut, je ne pense plus, je ressens, je vis. Je la déchire de toute ma longueur miraculeuse, arqué comme jamais, je la pourfends et sa voix est toujours douce, rassurante. Elle me parle, toujours les mêmes mots. Elle m’invite, plus loin. Elle m’invite à me noyer de son eau végétale. Elle me souffle de la faire femme, passer la virginité florale, lui offrir la vie et la force. Je n’ai pas à forcer, les chairs s’écartent, fondent, se répandent en mon corps, fraicheur et chaleur. Toujours si blanche, si pure. Et moi rouge, fulminant, aussi sombre qu’un taureau massif. Le combat est inégal, mais je ne sais pour qui. Elle m’épouse parfaitement, se moule sur mes propres formes masculines. Je rentre, plus loin, encore plus loin, profondément, et je m’ancre au fin fond de ses chairs chaudes et accueillantes. En un instant tout se confond, tout s’écoule, fusion, brulure, frisson, brulant, dévastateur, et ses mots, litanie douce et troublante... recommencement...


Motiro. Me yeno tedeba. Akaku. Oni. Umi yomo ta. Akina nii.


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30 juin 2009

Le contrat

Vos avez sans doute du lire un jour ou l'autre un contrat de soumission passé entre une soumise et son Maître. En général je n'aime guère ce genre de prose, beaucoup trop exclusif et réducteur à mon goût, ce qui n'enlève rien à la force de ce que peuvent souhaiter exprimer les personnes qui le font. A l'image de la non demande en mariage de Brassens, ce qui importe finalement n'est pas le support mais le symbole que l'on souhaite exprimer et le sens que l'on souhaite donner et pour cela nul besoin de contrat.

J'ai eu envie ces derniers jours d'inverser un peu le poids de ce genre de lettre, ce n'est ni un contrat, ni un pacte, pour moi seules nos propres volontés devraient nous engager et pas autre chose. Les liens sont faits  pour enrichir ceux qui les reçoivent non pour les asservir et les réduire à l'état d'objet.

Voici ce que pourrait être ma lettre ou mes dix commandements.

Ma soumise m'apporte ce qu'elle peut m'apporter
Je ne demande que ce qu'elle peut m'offrir
La pousse à se dévoiler à elle même dans un lent cheminement
N'attend rien d'elle et reçoit tout ce qu'elle me donne avec plaisir, honneur et fierté
Ma soumise n'est soumise que parce qu'elle le souhaite
Elle m'a choisi, et jamais je ne l'humilierai, jamais je ne la rabaisserai
Jamais je ne lui dirai qu'elle me déçoit
Ma soumise, comme toute femme doit être admirée pour sa féminité
Elle doit être libre de vivre ses propres désirs
Qu'elle puisse trouver en nous l'épanouissement et surtout le plaisir de s'offrir

extase

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22 juin 2009

Le silence

Elle est là.
Seule.
Assise sur une chaise.
Dos à la porte.
Une chambre d'hôtel.
Anonyme, quelques heures auparavant.
Cette fois investie d'elle et de lui.
Les rideaux sont tirés.
Ses paupières closes.
A sa gauche trois bougies sur une table wengé.
Tentures couleur pourpre, draps couleur crème.
Lit au cuir tendre et sombre.
Son coeur bat, vite, plus loin, le vide.
Le grand saut vers cet intime inconnu.

Lui est derrière cette porte.
Attendant dans un silence parfait.
Partout autour il n'y a plus rien.
Plus que lui ici, elle à quelques mètres.
Invisible mais présente chaque heure depuis plusieurs jours.
Saura-t-il l'emporter loin, très loin ?
Saura-t-il la guider vers une intimité à construire ?
Il ouvrira sa main, la posera sur son épaule.
Et restera ainsi à écouter son souffle.
Il sentira son trouble, son émotion.
Un parfum doux l'envahira doucement.
Un parfum qu'il reconnaîtra désormais entre mille.
A chaque fois, il fermera les yeux et se souviendra d'elle et de cette nuit.

Il entre.

Silence.


skin

Photo : Mr et Mme X

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19 juin 2009

L'homme nouveau

Un conseil : ne lisez ce texte qu'enveloppé de ce rythme

Réveil. 5h00. Bite. Droite. Tendue. Brulante. Puissante. Main. Droite. Adroite. Tiède. Douce. Enveloppante. Pensées. Elle. Elle. Elle. Eux. Encore Elle. Toutes. Tous. Mêles. Mélangés. Entremêlés. Sexes. Pointes. Érectiles. Gonflés. Vastes. Immenses. Imminents. Langues. Chattes. Lèvres. Écartées. Étirées. Frottées. Échauffées. Chiennes. Vulgaires. Délicates. Secrètes. Naïves. Demandeuses. Décidées. Toutes. Reliées. Déliées. Liées. Connexion. Intimes. Proches. Contre. Tout contre. Câblées. Virtuelles. Présentes. Éloignées. Disponibles. Profitez. Profitons. Profits. Peaux. Spores. Antres. Blanches. Suantes. Corps. Ambrés. Rythmés. Abandon. Attente. Tenaces. Multiples. Infinies. Éphémères. Renouvelées. Sans cesse. Toujours. Encore.

 

Elle. Elle. Elle. Eux. Moi. Seul. Lumière. Rose. De partout. Accumulation. Collection. Images. Douces. Sensuelles. Sensitives. Obsession. Pornographie. Drogue. Graphique. Dépendance. Soustraire. Voler. Prendre. Violer. Sniffer. Baisers. Baiser. Baiser. Cul. Lisses. Ouverts. Béants. Découverts. Pénétrés. Prise. Mains. Crispées. Griffes. Enfoncées. Labourant. Sans fin. Vas. Vient. Viens. Murmure. Litanie. Prière. Encore. Prends. Cries. Sers toi. Ne demande pas. Impose. Oblige. Silence. Regards. Lubriques. Possédés. Habités. Possibles. Insoumises. Angéliques. Démoniaques. Anges. Musicales. Madame. X. S. K. R. K. R. C. V. C. B. P. T. R. K. Princesses. Célestes. Maître.

 

Elle. Elle. Elle. Elles. Eux. Moi. Nous. Tous. Enchevêtrés. Nus. Transpirants. Liquides. Visqueux. Sperme. Semence. Semées. Partout. Sur toutes. Sombre. Pourpres. Vices. Fertilisées. Poussées. Au bout. Excessif. Obsessif. Parfums. Musc. Forts. Puissants. Tentateurs. Tentatrices. Entêtant. Enivrant. Lignes. Rouges. Mécanique. Charnelles. Lignes. Blanches. Éclatantes. Explosion. Mille. Milliers. Millions. Consommés. Consumées. Neige. Poudrée. Recouvrant. Visages. Seins. Ventre. Cuisses. Fesses. Jambes. Courbes. Veines. Venimeux. Orgies. Corps. Décomposés. Multipliés. Soudés. Désir. Augmentant. Cumulant. Dépassés. Animaux. Primaires. Bruts. Enculées. Violentées. Débauchés. Indécentes. Exhibées. Chairs. Déchainés. Désaxés. Déconnectés. Décadents.

 

Elles. Elle. Elle. Elle. Miennes. Leur. Tous. Ensemble. Leurres. Seul. 6h00. Levé. Restauré. Douché. Habillé. Propre. Parfumé. Train. Marche. Portes. Bureau. Innocent. Innoffensif. Insoupçonné. Heures. Défilé. Retour. Marche. Train. Portes. Fermées. Autre vie. Sourires. Douceurs. Tendresse. Amoir. Claqué. Pensées. Vagabondes. Sommeil. Rêves. Absence. Inerte. Souffle. Ressourcé. Réveil. 5h00. Sexe. Fier. Vibrant. Serpent. Dévorant. Suçant. Aspirant. Vampire. Dégustant. Prédateur. Elles. Fantômes. Sirènes. Déesses. Omniscientes. Envahissantes. S'immiscant. Toujours. Plus loin. Plus profond. Folies. Douces. Dures. Troubles. Elles. Elles. Elles. Elles. Moi. L'homme nouveau.

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Photo : Blackevil

Musique : Chamylia

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09 juin 2009

La page blanche d'une soumise à un Maître

    Mon cher Maître chéri

    Allez comprendre, j'ai besoin de Vous écrire. Peut-être parce que je viens de passer quelques heures à lire des textes superbes qui m'ont rappelés quelles merveilleuses sensations vous éveillez en moi? Peut-être ais-je digéré des choses entendues à Votre sujet qui m'ont touchées? Peut-être que le souvenir de Votre image, certains moments samedi soir, ne sont finalement pas si amers que cela, après coup (oh! que ne donnerais-je pour une fessée, pour des coups de Vous en cet instant!).

    Vous avez raison. Moins on en sait mieux c'est...
    Vous avez souvent raison, et j'ai pu mesurer à quel point ces derniers jours Votre plaisir à me soumettre et le mien à vous offrir mon âme et mon corps font de moi une créature désirable et puissante. Merci de m'aimer si bien.

    Je voulais aussi Vous demander pardon d'avoir contré votre ordre quant à ce type, ce même type que j'ai déjà refusé d'approcher sous les ordres d'un autre. Même si je suis Votre chienne, Votre pute docile, je ne peux me contraindre à me manquer de respect.  Je fais confiance à mon instinct.

    Alors merci mon Maître, mon doux Maître de m'avoir comprise, rassurée, écoutée. Vous savez si bien me tenir, malgré mes provocations et mes doutes. Je mesure le chemin parcouru sous Votre coupe et réalise que je suis loin d'être une soumise digne de ce nom. La patience me manque souvent, Vous le savez et pourtant je l'apprends, je m'y réconforte même doucement et assurément dans l'espoir de Vous satisfaire toujours plus.

    J'aimerais être à vos pieds ce soir, dans un petit coin feutré, sans parasites alentours, Vous offrir mon impudeur et ma fougue. Vous embrasser chaque orteil, chaque parcelle de Votre peau, remonter vers Votre glaive et m'étouffer avec. Je voudrais Vous tendre ma croupe avide de Vos coups de queue et implorer la déchirure de mes entrailles.

    Oh! Mon Maître, quel sentiment terrible dont je me croyais encore à l'abri m'envahit. Je suis en manque de Vos ordres, de Vos mots à mon oreille. En manque de Vos yeux satisfaits sur ma figure enragée de salope. J'implore en silence le temps qui s'écoule loin de Vous de filer plus vite et me permettre de couler bientôt sous Vos doigts fouillant ma chatte brulante.

    Je suis folle d'excitation ce soir encore et je me demande naïvement si cette sensation sera plus forte chaque jour, si je saurai Vous honorer encore davantage. Je retiens mes mains appelées par mon sexe gonflé, compressé entre mes cuisses serrées, attendant fébrilement un moment de solitude, demain surement, pour filmer ma jouissance comme Vous me l'avez ordonné. Je retiens mes mains et mes fantasmes puissants ravageant ma pudeur et ma frustration est jouissive malgré l'attente de Vous plaire, de Vous gâter de mes charmes de putain docile.

    Je Vous désire si fort.

    Bien à Vous.

    Votre chienne soumise

    cess

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08 juin 2009

La page blanche d'Alexandre et Coquine

    gothic_glow

    Marqués


    Il existe peu de mots pour dépeindre l’émotion
    D’une intimité offerte en une prosternation…

    Soumise, elle attend que Je prenne, que Je marque, que Je jouisse… D’elle… Offerte…
    Et Moi, j’admire, je mire, je m’inspire ; je respire Mon envie s’élève à tire… D’elle… Offerte

    Alors, alors Je caresse, Je fouille et J’explore
    « Sois sage, Je t’aime ainsi »…
    Ma main butine, écarte et fouille sans effort
    « Sage, Je prends ça aussi »

    Souffles, râles et hoquets s’accordent aux ondoiements
    De ce corps, de cette âme dédiée donnés impudiquement

    Elle subjugue, elle aspire mon cœur
    Transcende Mon désir et dissous mes peurs
    Vampire…
    Elle se nourrit de Mon plaisir de Ma faim
    « Oui Ma belle, oui, voilà tes liens »
    Vampire…

    La douleur est l’astre qui baigne sa jouissance
    D’un éclat de feu en son appartenance
    La marque de l’abandon suprême
    Au tendre Maître qu’elle aime…
    « Ah Ma chienne, croupe haute, te voilà contrainte »
    Dans l’attente de mon fouet dont tu supplies l’étreinte

    Marquée…
    D’éphémères stries écarlates quadrillent ses lobes
    J’en sens les contours en caressant ses globes
    Marquée…
    Si résolue, si belle dans le don que J’en reste…
    Marqué.


    suspentes

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06 juin 2009

La page blanche de Luce

    Evasion d 'un sens en émoi qui vacille au son de ta voix
    L' ermite tourne en rond dans sa cellule au sens interdit
    Evasion d 'un amour en liberté qui soupire au son de tes chaînes
    L' ermite psalmodie ses oraisons en forme de passion
    Evasion de l ' illusion suprême qui scande l'alter ego de tes mots
    L' ermite brûle sa prison de chair et de pierre
    Evasion de l ' ermite qui s ' incarne dans l 'immortel sourire


    rad6AD05

Pour Voyager en Images et Textes....

Peintures ********* http://lucebrera.canalblog.com
Dessins ******* http://breraluce.canalblog.com
Textes ****** http://texteslucebrera.canalblog.com

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