D-cadence-sensuelle

Un univers virtuel dédié aux plaisirs et à ses digressions, aux jouissances voluptueuses et autres divines réjouissances.

27 août 2009

Scénario décadent

Ce matin, j'ai comme une envie. Une envie de te donner envie. Envie à en pleurer, à supplier. Envie que tu ne me vois pas venir. Envie que tu tombes dans mon piège, implacable et sans pitié.

Je pourrais m'y prendre comme ça...

Samedi matin, une fin d'été agréable. Un réveil en douceur.
-bonjour mon amour! j'ai une faim de loup...tu nous prépares le petit dej?
-j'y vais ma Divine! Reste encore un peu sous les draps!

Oui, tu as raison, je vais rester encore sous les draps...pour que les pièces du puzzle s'assemblent, pour que les rouages de ma mécanique infernale ne me lâchent pas au mauvais moment...

Un petit déjeuner comme les autres... un thé... Deux! Oh si mon chéri, prends en un deuxième! il est si bon ce thé!
Regard de velours. Sourire angélique.
Occuper le terrain pour ne pas saboter mon plan...
-Je vais à la salle de bain me préparer pendant que tu fais la vaisselle !
-Oui ma belle, prends ton temps!

Pas trop, il faut que je t'aie à l'oeil!

- A toi, vas-y! Après, j'aimerais bien qu'on aille faire quelques courses en ville.
- Oui, bonne idée!

J'attends... un petit tour aux toilettes; le thé chez moi ne fait que passer...

- Déjà?! formidable, on y va!
- attends, faut que j'aille d'abord aux toile...
- ah non, allez, on y va, tu trouveras bien un coin en route!

Pas le temps de protester, nous voilà en ville. Besoin de rien, j'ai l'esprit entièrement tourné vers lui. Je guette ses réactions. On entre dans un grand magasin. Il fait encore chaud en cette fin d'été. Je me dirige vers la fontaine d'eau fraiche.

- tu en veux aussi?
- ah non, j'ai déjà envie de..., alors je vais pas boire encore!
- bien sûr que si enfin! il faut boire par cette chaleur!

Pour la première fois, il me regarde avec un regard un peu interrogateur mais je lui renvoie un sourire tellement innocent qu'il boit sans broncher.

Le temps passe, et je le sens de plus en plus impatient.

- là, il faut que je trouve des toilettes parce qu'avec tout ce que tu m'as fait boire, je vais jamais tenir!
- comment ça, "tout ce que je t'ai fait boire"?! t'inquiète, on va en trouver!

Je traîne, je fouille, j'essaie des tenues que je n'achèterai pas. Il n'est plus avec moi. Ses traits se tendent.

On ressort du magasin, on flâne en ville, et soudain, il trouve une cabine.

- ah! enfin! attends moi, j'y vais
- Tu rigoles?! c'est glauque ces trucs! ah non, tu vas pas aller là-dedans!
- mais enfin, je..
- non, tu n'iras pas!

A ce moment là, je crois qu'il commence à comprendre, mais il ne proteste pas.
Je ne me presse pas. Je tiens sa main dans la mienne.
Une terrasse agréable:
- oh! viens, j'ai envie de prendre un verre au soleil!
Il me suit sans broncher mais au moment où il entre dans le bar, je lui demande
- mais tu vas où, là?
- ben, je vais...
- tsss, viens là!

Et il revient s'asseoir, avec dans le regard la même incrédulité, mélée de protestation qui restera muette.
Je commande deux grands verres d'eau pétillante, et nous restons installés de longues minutes, jusqu'à ce qu'il craque:

- qu'est-ce que tu fais? qu'est-ce que tu veux? je peux plus tenir, là!
- oh! quelle histoire pour trois fois rien! qu'est-ce que tu as? tu n'es pas capable de te retenir?!
- mais...tu ne te rends pas compte...
- si, d'ailleurs, attends moi là, faut que j'y aille aussi

Stupéfait par mon culot, il reste bouche bée et je m'éloigne avec un sourire satisfait.
Quand je reviens, je le retrouve les jambes croisées, serrées, et les traits crispés.

- Mon amour,s'il te plait... on est en ville, tu ne peux pas me demander...mais c'est pas possible!
- Tu as raison: ce n'est pas possible de se promener tranquille un samedi matin sans que tu me fasses un caprice pour un problème de vessie! t'avoueras que c'est rageant! Allez, on rentre!
- mais non, on est pas obligés de rentrer, laisse moi seulement...
- On rentre!

Il est à point. Il est à moi. Il le sait. Ce qu'il ne sait pas encore, c'est jusqu'où je suis capable d'aller.
Le trajet en voiture est pour lui un véritable supplice. C'est moi qui ai pris le volant, et bien sûr, je n'évite aucun nid de poule!
En arrivant au chateau, il voudrait presser le pas mais c'est moi qui ai les clés et je prends tout mon temps. Sitôt la porte refermée, je lui explique qu'il n'ira nulle part sans ma permission. Ses épaules s'affaissent, il est vaincu, il a compris que je ne cèderais pas.

- va retirer ton pantalon, je crois que c'est préférable... Tu nous choisis un peu de musique? Je vais préparer le déjeuner.

Avant de passer en cuisine, je ne manque pas de me serrer contre son ventre, et de l'embrasser à pleine bouche. Le temps passe, sans que je retourne le voir au salon. Je sais qu'il ne tiendra plus très longtemps. Je sais aussi que se retenir davantage serait une vraie torture. Lorsque je décide de le rejoindre, je m'attends à le trouver tel que je le voulais.

Le regard baissé, terriblement gêné, il se tient debout, près de la cheminée, et il n'ose bouger, ni même me regarder. On dirait un petit garçon pris en faute.

- oh! mais qu'est-ce que tu as fait? C'est du propre! Viens là!

Il s'approche doucement, sans lever les yeux. Je le débarrasse de son slip mouillé et je m'installe sur le fauteuil.

- Viens ici, tu mérites une bonne fessée!

Obéissant, il s'allonge sur mes genoux, m'offrant ses jolies fesses que je claque avec délice. Et ce n'est que lorsque sa peau sera parée de jolies teintes carmins et que ses gémissements m'auront émue que je le prendrai dans mes bras.
Alors, il me demandera pardon. Je lui dirai de ne plus recommencer et il promettra...

Abus de pouvoir? Affirmatif!

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20 août 2009

Agonie

Mystère des mots cachés ou des mots dits, de ses pensées chaleureuses ou enflammées, d'une provocation envoyée ce lundi, ne pouvant m'empêcher aux envies échaudées, me soufflant de plier à ses pieds, comme un docile supplice, et de cette boucle dorée, faire glisser entre mes doigts ce lascif prémice, fermer les yeux puisqu’il me prive de son regard, de sa saveur je m’imprégnerai, et je jouirai de ses râles à chaque butoir, de ma main je me baiserai pour lui, de ma bouche je le prendrai jusqu’à la lie, suppliante envieuse de sa lubricité, ma gorge se fera chienne à ses désirs, et de l ultime bénédicité, de son agonie à mon tour aurai je la permission de jouir ?

Nacre - Août 2009

chrissie_01

Photo :Monkeytwizzle

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14 août 2009

Je veux

Non seulement l'Ange Solaire dispose d'une écriture talentueuse, mais elle a aussi un coup de crayon magique. Alors : voulez vous ?...
Moi, je veux !
:

Quand je ferme les yeux, je revois très clairement l'image de ta queue... Et si tu savais comme, chaque fois, une envie me prend, là, en plein sexe... Envie de la prendre entre mes doigts et de la porter à mes lèvres... Envie de la sentir durcir dans l'écrin chaud et humide de ma bouche. Et ce soupir qui, chaque fois, s'échappe de toi comme si, par l'action de mes lèvres et de ma langue sur ta hampe, je te permettais d'accéder à un autre monde de sensations et d'ivresse... Je bois ton sexe avec gourmandise et cela nous enivre tous les deux... Je te suce, et la tête me tourne autant que la tienne...

Et je te veux, au complet dans ma bouche... Je veux sentir ton gland au fond de ma gorge, ton ventre collé à mon front, le léger duvet de tes bourses sur mon visage... Je veux que tu t'enfonces en moi comme dans une chatte accueillante et que tu baises ma bouche... Tes mains sur ma tête pour bien prendre possession de moi... Je veux que ma langue s'enroule autour de ta hampe dressée, en trace les contours et les reliefs... Je veux qu'elle danse sur ton gland, qu'elle s'étourdisse sur ton frein pour sentir naître en toi tous ces frissons...

Et je veux t'envelopper de mes lèvres dans un mouvement de va-et-vient qui t'ensorcèle... Je veux que tu jouisses dans ma bouche en longs jets que tu ne retiendras pas, pas plus que ce râle qui te montera à la gorge et qui me fera fondre, comme chaque fois. Je veux que tu râles ton plaisir pour que j'entende comme tu aimes quand je te suce...

Et je veux te garder encore dans ma bouche, parce que ton plaisir me plaît et que j'en ai une soif insatiable. Je veux te garder pour sentir tous les spasmes, tous les soubresauts de ton membre qui retrouve peu à peu le calme...

Dis, tu veux?

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Mots et dessins : l'Ange Solaire

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07 juillet 2009

Vous

J'aurais envie de m'agenouiller devant vous, de faire tomber vos vêtements et de vous prendre, tout entier, dans ma bouche... J'aurais envie de vous lécher voluptueusement, que ma salive coule au coin de ma bouche, sur mon menton, dans mon cou... J'aurais envie de vos mains dans mes cheveux, pour tenir ma tête pendant que vous vous enfoncez dans ma gorge... J'aurais envie de vos mains qui m'indiquent le rythme qui vous convient... J'aurais envie de vous sentir vous crisper avant l'orgasme, puis d'entendre votre plaisir... J'aurais envie de votre sperme qui jaillit dans ma bouche et que je laisse couler entre mes seins, pour le plaisir de le voir là... J'aurais envie de vous garder là, dans ma bouche, pendant que votre sexe ramollit, parce que j'aurais encore envie de votre plaisir...

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09 juin 2009

La page blanche d'une soumise à un Maître

    Mon cher Maître chéri

    Allez comprendre, j'ai besoin de Vous écrire. Peut-être parce que je viens de passer quelques heures à lire des textes superbes qui m'ont rappelés quelles merveilleuses sensations vous éveillez en moi? Peut-être ais-je digéré des choses entendues à Votre sujet qui m'ont touchées? Peut-être que le souvenir de Votre image, certains moments samedi soir, ne sont finalement pas si amers que cela, après coup (oh! que ne donnerais-je pour une fessée, pour des coups de Vous en cet instant!).

    Vous avez raison. Moins on en sait mieux c'est...
    Vous avez souvent raison, et j'ai pu mesurer à quel point ces derniers jours Votre plaisir à me soumettre et le mien à vous offrir mon âme et mon corps font de moi une créature désirable et puissante. Merci de m'aimer si bien.

    Je voulais aussi Vous demander pardon d'avoir contré votre ordre quant à ce type, ce même type que j'ai déjà refusé d'approcher sous les ordres d'un autre. Même si je suis Votre chienne, Votre pute docile, je ne peux me contraindre à me manquer de respect.  Je fais confiance à mon instinct.

    Alors merci mon Maître, mon doux Maître de m'avoir comprise, rassurée, écoutée. Vous savez si bien me tenir, malgré mes provocations et mes doutes. Je mesure le chemin parcouru sous Votre coupe et réalise que je suis loin d'être une soumise digne de ce nom. La patience me manque souvent, Vous le savez et pourtant je l'apprends, je m'y réconforte même doucement et assurément dans l'espoir de Vous satisfaire toujours plus.

    J'aimerais être à vos pieds ce soir, dans un petit coin feutré, sans parasites alentours, Vous offrir mon impudeur et ma fougue. Vous embrasser chaque orteil, chaque parcelle de Votre peau, remonter vers Votre glaive et m'étouffer avec. Je voudrais Vous tendre ma croupe avide de Vos coups de queue et implorer la déchirure de mes entrailles.

    Oh! Mon Maître, quel sentiment terrible dont je me croyais encore à l'abri m'envahit. Je suis en manque de Vos ordres, de Vos mots à mon oreille. En manque de Vos yeux satisfaits sur ma figure enragée de salope. J'implore en silence le temps qui s'écoule loin de Vous de filer plus vite et me permettre de couler bientôt sous Vos doigts fouillant ma chatte brulante.

    Je suis folle d'excitation ce soir encore et je me demande naïvement si cette sensation sera plus forte chaque jour, si je saurai Vous honorer encore davantage. Je retiens mes mains appelées par mon sexe gonflé, compressé entre mes cuisses serrées, attendant fébrilement un moment de solitude, demain surement, pour filmer ma jouissance comme Vous me l'avez ordonné. Je retiens mes mains et mes fantasmes puissants ravageant ma pudeur et ma frustration est jouissive malgré l'attente de Vous plaire, de Vous gâter de mes charmes de putain docile.

    Je Vous désire si fort.

    Bien à Vous.

    Votre chienne soumise

    cess

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08 juin 2009

La page blanche d'Alexandre et Coquine

    gothic_glow

    Marqués


    Il existe peu de mots pour dépeindre l’émotion
    D’une intimité offerte en une prosternation…

    Soumise, elle attend que Je prenne, que Je marque, que Je jouisse… D’elle… Offerte…
    Et Moi, j’admire, je mire, je m’inspire ; je respire Mon envie s’élève à tire… D’elle… Offerte

    Alors, alors Je caresse, Je fouille et J’explore
    « Sois sage, Je t’aime ainsi »…
    Ma main butine, écarte et fouille sans effort
    « Sage, Je prends ça aussi »

    Souffles, râles et hoquets s’accordent aux ondoiements
    De ce corps, de cette âme dédiée donnés impudiquement

    Elle subjugue, elle aspire mon cœur
    Transcende Mon désir et dissous mes peurs
    Vampire…
    Elle se nourrit de Mon plaisir de Ma faim
    « Oui Ma belle, oui, voilà tes liens »
    Vampire…

    La douleur est l’astre qui baigne sa jouissance
    D’un éclat de feu en son appartenance
    La marque de l’abandon suprême
    Au tendre Maître qu’elle aime…
    « Ah Ma chienne, croupe haute, te voilà contrainte »
    Dans l’attente de mon fouet dont tu supplies l’étreinte

    Marquée…
    D’éphémères stries écarlates quadrillent ses lobes
    J’en sens les contours en caressant ses globes
    Marquée…
    Si résolue, si belle dans le don que J’en reste…
    Marqué.


    suspentes

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04 juin 2009

La page blanche de Chimères

    Blancheur des murs, blancheur des draps, blancheur de ma peau.

    Il y a encore quelques instants, mon cou était attaché, relié par une chaîne à cette poutre, au dessus de moi. J'étais nue et offerte, poignets liés dans le dos, les yeux bandés. Je sentais sa présence autour de moi. J'ai goûté aux frissons des larmes de cire, à la morsure des langues de cuir, à la caresse cuisante de sa main sur mes fesses, puis j'ai perdu pieds. Mes jambes ont tremblé, mon souffle s'est envolé, mon ventre a coulé...

    Comme moi, il aime les contrastes. Il m'a libérée doucement, puis il m'a allongée sur le lit. La fraîcheur des draps sur mon ventre m'a redonné un peu de lucidité, mais j'étais bien, flottant entre deux mondes. J'aime ces instants étranges, où tout semble irréel. Plusieurs fois, il a tourné autour du lit. Je sentais la caresse de ses yeux sur ma croupe rougie. Après nos jeux un peu fous, il aime m'offrir des moments d'extrême douceur.
    Alors, sans bruit, il s'est approché de moi. Il m'a juste dit ferme les yeux!

    Ce qui suivit ressembla à la caresse d'un ange.

    Partout sur ma peau, dans mon dos, sur mes jambes, mes bras, un frisson léger, aérien. Je découvrais cette sensation pour la première fois, avec une émotion qui n'était pas feinte. Avec une redoutable habileté, il jouait sur moi de sa longue plume noire. Je n'y avais pas prêté attention. Pourtant, elle était là, depuis le début, posée sur le tabouret, tout près de moi. Dans un mouvement ondulatoire, elle courait sur ma peau, comme une vague roule sur la grève, provoquant un trouble intense, qui résonnait en moi d'une manière étrange. Parfois simplement caressante, elle glissait sur ma peau, comme un voile d'une extrême douceur... et comme s'il avait voulu imprimer dans ma chair ses caprices les plus audacieux, de la pointe taillée de la plume, il traça des symboles, des lettres d'un alphabet mystérieux aux accents aigus...

    Ce sont ces mots que j'aimerais écrire aujourd'hui. C'est cette histoire que j'aimerais vous conter... Mais comment traduire sur une page vierge des maux aussi osés, sans craindre de l'effaroucher?...

    39347168

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02 juin 2009

La page blanche de Prudence

    J'ai reçu votre invitation, elle me pousse à porter sur moi ce regard, ce regard si profond qui en cet instant me donne l'envie.
    Que se passe-t-il en cet instant ? Déséquilibre perceptible, je bascule. Surement trop d'émotions... trop d'émotions à vouloir trouver ce commencement qui fait naître toute chose. Un encouragement peut être à me laisser aller.

    Un jour pluvieux comme aujourd'hui, poussée par la nervosité, je suis sortie, je me suis évadée, oubliant qu'au dehors il pleuvait, je me suis laisser couvrir par cette pluie fraiche. J'ai rejoins cet endroit qui par le passé m'apportait tant à mes yeux. Cet espace incroyable, cette nature belle et douce à perte de vue, retrouvailles du passé. Je ne suis plus cette inconnue du passé, je deviens un nouveau jour, un nouvel à venir.


    pluie

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31 mai 2009

La page blanche de Perséphone

    bas10

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29 mai 2009

La page blanche d'Emma

    Assise dans la pénombre de cette pièce au milieu de ces bruits de respiration plus ou moins calme et profonde elle se rappela de cette invitation. Une idée saugrenue que celle de publier ses mots ailleurs que chez soi. Chez elle, la plupart de ses lecteurs la connaisse de longue date. Ici il y a des inconnus, leur regard sera peut-être plus juge. Elle ne sait quoi faire car l'idée est tout de même drôlement alléchante. Mais que dire qui pourrait intéresser l'autre. Peut-être juste dire quel bonheur elle ressent a être enfin elle même à s'accepter malgré tout, à s'apprécier tel que l'on est. Après tout et si cette page blanche qui lui est proposée était une bonne occasion pour crier son bonheur...

    chaleureuse

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