D-cadence-sensuelle

Un univers virtuel dédié aux plaisirs et à ses digressions, aux jouissances voluptueuses et autres divines réjouissances.

05 octobre 2009

Tourments

Un commentaire, un lien, je m'échappe vers un monde de tourments. Le regard retenu par le haut de page d'abord. Ensuite je parcours rapidement de haut en bas. Je note la finesse et l'élégance de la demeure, chose rare l'objet est un homme, et chose encore plus rare tout y est à sa juste mesure sans excès. Je m'arrête sur un titre. Cuir... cuirs. Je lis. Premières phrases, premiers souvenirs. J'ai écrit sur ce cuir.

Pour les souvenirs qui m'ont été offerts, je vous invite à découvrir les tourments de Maîtresse Cassandre.

Tourments

Et si vous le souhaitez à re-lire ou découvrir le cuir de mes mots :

Du cuir, je veux m’imprégner. Du cuir, je veux gouter aux plaisirs de ta chair. Fouetter mon sang contre mes parois empourprées, pourpres d’avoir étaient frappées par tant de désirs inaboutis. Me laisser inonder et ne penser qu’à une chose, ton cuir sur ma peau délicate. Ton cuir, sur cette chair blanche et fragile. Ton cuir d’amazone cinglant mes flancs, laissant ça et là des stries rouges, de beaux trophées à garder en secret, car personne ne doit savoir. Effleure en surface, tempête l’intime. De belles choses que nous sommes seuls à comprendre, des marques, certaines passeront, d’autres resteront, là, simplement là, dans mon cuir, tatouage de feu, une flamme de cuir.

Je veux sentir ton cuir, le renifler comme un chien affamé, le lécher pour nettoyer tes pêchés, le frotter pour exhiber nos jouissances, le lustrer pour t’offrir un reflet, miroir de ta féminité, contours de moi. Tu porteras sur moi tes zébrures de cuir, enveloppe corporelle, femme Maîtresse, violant mon corps et libérant mon être. Violine, folle de nos contes d’adultes. Je le sens, ton cuir, santal enivrant, odeur d’abandon, fauve, sauvage et cru. Monte a cru, monte sur moi, ma queue dressée fière au vent, étalon innocent, incapable d’envisager son pouvoir propre. Ce cuir, ce cuir qui claque, qui fouette, qui fait agenouiller les hommes à tes pieds. Qui rend les caresses cuisantes, qui les font pénétrer dans les entrailles, interstices d’âmes perdues. Ils te vénèrent ainsi, toi amazone, impératrice sans aucun doute. Une chasseresse de cuir, reine des nuits les plus sombres. Soumission volontaire, offrande consciente et pesée. A tes pieds ils se couchent, ton cuir, ils le lèchent, ton cuir ils l’espèrent.

Je veux ton cuir. Je veux ton cuir sombre. Je veux ton cuir lumineux. Je veux ta part d’ombre. Je veux ta part de lumière. Je veux y graver une parcelle de moi, ici, sur ce cuir, ton cuir, y greffer mon cuir. Une éternité à t’offrir. Quatre tours d’aiguilles, la plus petite. Mes mains seront des trotteuses qui marqueront ton cadran, elles marqueront ton cuir de mes lettres romaines. Ton cuir, inscription au fer rouge de nos baisers, l’imprimer à l’encre colorée, essence de nos rêves. Un fétiche unique, un talisman contre tes nuits noires. Un gouffre pour moi, un gouffre de cuir. Du cuir, je l’espère, je fermerai les yeux, et garderai en moi des étoiles de cuir, noir, ocre, brun, rouge, blanc. Parce que le cuir peut être blanc, il peut aussi devenir peau, douceur, infinie. Il peut être rude, intraitable, rugueux. J’aime ton cuir, ta peau. Un drapeau, une nation intimiste, un monde à partager seul avec toi. Car je veux ton cuir, je veux ta peau, la tanner, la travailler, la colorer. Quiero tu piel, mon amazone. Prend les rennes, bien serré, le mors jusqu’aux dents, mes cris douloureux, plaisir ancestral. Sens ! Sens,  comme je suis dur! Bandé, arqué, prêt à lancer mes flèches, sur cette cible de cuir, le cuir tendu. Du cuir, dans ma bouche, du cuir dans mon cul, du cuir sur ma peau, du cuir dans mes mots, de ton cuir, je te dépouillerai.

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17 septembre 2009

23h00

1 - Ouvrir

Enfin vous êtes à moi, assise face à votre écran. Espérant depuis longtemps pouvoir enfin ouvrir onze fois ces messages. Vous ouvrir onze fois à moi. J'ai envie de prolonger longtemps ce moment. Pouvoir vous regarder longuement. Une approche où vous serez habillée. Une approche où je vous envelopperai doucement. Prenant votre mesure, prenant la mesure de mon propre pouvoir sur vous. Espérant que ce Nous puisse être et faire de jolies choses. Vous ne bougez pas. Je ne vous demande pas de le faire. Un foulard parfumé vient vous rendre aveugle au sens premier. Ouverte à tous les autres. Une approche, une attente. Une approche comme un regard sans fard vous caressant du bout des cils.


2 - Déshabiller

Je vous déshabille, doucement, le plus lentement du monde, posant enfin mes doigts sur votre peau, la dévoilant dans l'ombre de cette pièce seulement lumineuse de l'écran qui projette en vous les mots que vous lisez. Je vous effeuille en silence entourée de mon parfum. J'ai envie de vous endormir pour vous retenir à jamais entre mes mains et faire de vous ce que je souhaite. Un baiser suffira-t-il à vous réveiller ? Un baiser suffira-t-il pour vous déshabiller. J'effleure le tissu, votre grain de coton blanc, je trace une longue ligne rouge de votre nuque à la naissance de vos reins. Graphique. Sobre. Discret. Secret. Frissons parallèles, perpendiculaires. Envie de plus. Envie pas plus, juste cela et rien d'autre.


3 - Frissons

Nue vous êtes nue, parfaitement nue. Votre peau frissonne, elle recueille la fraicheur d'un printemps qui n'est pas encore, elle cultive la moiteur d'un été qui se prépare. Cette fois ce ne sont plus mes doigts mes ma langue qui vous marque. Le cou... sous l'oreille, vous lécher, vous goûter. Vous souriez, séduite, transportée. Vous frissonnez encore. Encore... dites le encore... dites moi "encore" Vous êtes à ma merci, sans défense devant mon désir de vous apporter ce bonheur pimenté. Enfin mes lèvres se posent sur les votre. Surprise, d'abord confuse vous ne réagissez pas. Puis enfin vous semblez prendre faim, encore... je le lis sur vos lèvres, mais je me recule. Vous observe, vous reprenez votre calme, presque figée...


4 - Onduler

Presque figée... pas tout à fait je vois votre bassin onduler légèrement, appel de vos autres lèvres qui piaillent d'impatience. Je glisse ma langue au coin de vos lèvres, recueille votre salive, m'en délecte. J'aime vous embrassez de la sorte, rencontrez votre langue prête à saisir la moindre occasion. Mon regard se pose sur vos courbes. Mes mains glissent dans votre dos, mes lèvres se fondent aux votre et ce sont vos mains qui s'animent qui me parcourent aveuglées par votre désir elles recherchent, imaginent, trouvent. Je vous trouve sensible... très sensible... trop ? non jamais. Laissez vous envelopper par cette envie d'étreinte. Laissez vous étreindre par ces mots et pensées enveloppantes.


5 - Caresser

J'ôte votre bandeau, vous retrouvez la vue et vos sens au complet. Je veux que votre main caresse doucement vos seins, délicatement, juste effleurer, longtemps, longtemps, calmement... laissez agir, laissez pousser ce petit tiraillement que vous ressentez entre vos cuisses, ce délicieux tiraillement que je n'ai eu de cesse de provoquer la journée durant. Je vous ai tourmenté, je veux vous tourmenter encore. Jouez avec la pointe de vos seins, aiguisez les, doucement d'abord, comme si les lèvres d'une femme se posaient sur vos seins pour les lécher, les aspirer doucement, comme si j'étais cette femme douce, légère et prégnante. Laissez vous envahir par toutes ces images qui vous assaillent.


6 - Glisser

Changeons de rythme, une main glisse entre vos cuisses... doucement... prenez le temps. Écartez les jambes d'abord. Je veux que vous sentiez mon souffle entre vos cuisses, sur votre cuisse gauche, puis à droite... enfin en votre centre. J'observe. Votre main se place à l'orée, juste à l'orée de cette luisante clairière prise d'une rosée nocturne, étrange mais belle. L'autre serre votre sein. Le pince, le griffe, l'étire. Et votre souffle, j'entends votre souffle, il s'accélère. Difficile exercice d'équilibre entre le gouffre qui vous tend les bras et les plaines radieuses que je vous offre... mais ne plongez pas. Provoquez, n'ayez de cesse de provoquer mais ne plongez pas votre main entre vos cuisses. Juste posée..


7 - Equilibre

Faites le. 5 minutes. C'est votre récréation. Mais une récréation n'est qu'un premier pas. Profitez en mais ne vous laissez pas envahir, dans 5 minutes la rentrée des classes sonnera et vous ne pouvez plonger maintenant. Oui, exercice difficile, exercice périlleux. Mais je vous le demande, faites le sans plonger. Quitte à le faire négligemment quitte à ne glisser entre vos lèvres qu'un index discret et paresseux. Provoquez ces petites ondes électriques comme je le ferai en jouant de vous, en me jouant de votre équilibre, sans cesse à vous pousser au bord de ce précipice tout en vous retenant d'une main pour ne pas que vous plongiez votre corps au delà du rouge autorisé. Mais faites le.


8 - Choisir

Autre rythme, autre séquence. Je vous ai lu Geïsha, je vous ai lu complice de Monsieur Pyrex. A vous de choisir. Geïsha... Pyrex ou autre. Je veux être en vous cette fois... doucement, être présent, surement. Et encore une fois vous détailler, prendre le temps de voir le trouble vous envahir inexorablement. Choisissez. Vous avez besoin de souffler, il fait trop chaud ici... oui je sais... je ressens cette même chaleur, là au creux de mes montagnes, gravit par un pic tout autre. Je sais ce que vous faites et mes pensées sont concrètes, ma main sur mon sexe. Vous si loin, moi si proche. Prenez le temps, il nous appartient ce soir. Lorsque vous aurez choisi votre jouet, revenez devant votre écran, et lisez à nouveau.


9 - L'envie

L'objet est devant vous. Je vous autorise à vous en servir. Prenez ce plaisir que je vous offre mais ne le consommez qu'à moitié. Juste ressentir quelques ondes envahissantes. J'ai envie de vous baiser. Envie de baisers à échanger, de regards à fixer dans nos chairs. Envie que cela dure encore longtemps. J'ai envie de vous prendre de vous sentir tressaillir dans vos entrailles. Une main, un poing, je voudrais connaître cela comme je l'ai lu chez vous. Regardé presque ahuri ma main disparaître en vous sans arriver à détacher mon regard de votre sexe amputé de ma main, plein de cette même main. Débauchez-moi. Tourmentez-moi. Est-ce vous qui me débaucherez ? Est ce moi qui vous tourmenterai ?


10 - Échanger

Sans doute beaucoup des deux. J'ai finalement tant à apprendre, et vous tant à recevoir, nous avons nous deux tant de chose à échanger, tant de choses à nous donner. Échanger nos salives. Échanger nos peaux. Échanger nos caresses. Échanger nos mots. Échanger nos débauches. Vous donner mon sperme, me donner votre miel. Nous embrasser fort de nos foutres communs. Oui ce baiser qui scelle des secrets indicibles, intimes et inconcevables. Je vous prendrai. Je vous ouvrirai. Je vous lècherai. Je vous fesserai. Je vous grifferai. Je vous câlinerai. Je vous regarderai. Je vous ferai fondre. Je vous rendrai douce. Je vous ferai mienne. Vous me ferez votre. Et dans tout cela nous formerons un possible lumineux.


11 - Délivrance

La lumière de minuit approchant. Onze coups. Nous y voici. Délivrance ou frustration à nouveau ? Vais je te laisser ainsi, t'abandonner pour la nuit. Non je ne t'abandonnerai pas. Il est temps. Temps pour te dire que cette fois je veux que tu jouisses... oui mais tout de suite serait trop facile. Souviens toi de ces exemples qui n'en étaient pas, de ces demandes ainsi conjuguées au présent. Tes mains comme les miennes. Deux mots entre tes lèvres en haut comme en bas... "Encore". Sous une douche lancinante et chaude, envahissante, glisser le plug dans ton cul, le faire entrer, sortir et poursuivre. Te demander tout cela à la fois. Enfin jouir, enfin la délivrance avec cette image de moi abstraite, irréelle mais pourtant présente. Fais le.


BNCTONY

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24 août 2009

Jean-Louis

Elle me montre ses dessous, elle parade, des corsets à sa taille

Je la vois chienne, je la vois faussement innocente, je la veux à mes pieds

Elle ne me montre rien ou si peu, sans pouvoir la toucher, que mes yeux, que mes mots

Je la vois pute, je la vois pleine, je la vois catin, je la veux défoncée

Elle s’exhibe toujours vêtue, toujours cet objet à ses hanches

Je la vois écarter les cuisses, je la vois décharner son sexe, je la veux exhibée

Elle se joue de notre distance, joue les lointaines, me montre son nouveau serre taille, l’air de rien

Je la vois les seins éventés, je vois des marques, des yeux exorbités, je la veux le cul défoncé

Elle pose sans se dévoiler, elle me met au supplice, cache ses hanches sous le brillant satiné

Je vois sa bouche, grande ouverte envahie par des centaines de queues anonymes, je la veux béante

Elle distille sa présence, m’envoie quelques photos, toujours si prude, dans son dos le tissu enlacé

Je vois son visage souillé de sperme, je vois ses cheveux sales de pisse, je la veux ravagée

Elle me nargue avec sa taille de guêpe, toujours rehaussée d’un corset subtil, étoffe douce

Je la vois se faire prendre, se faire maltraiter, elle consent, elle demande, je la veux suppliante

Elle se croit immaculée, me raconte ses débauches, me les interdit, gainée de soie et d’orfèvres


Fuis avant que je ne te possède ! Fuis avant que je ne t’étouffe ! Continue ton manège, torture encore mes sens et tu paieras le prix cher, tu étoufferas sous l’étau du plus étroit de tes corsets. Tu jouais à me rendre fou, alors je laisserai libre court, je déchainerai mes instincts.

Fuis avant que je ne te prenne ! Fuis avant que mes mains ne te tienne ! Continue tes minauderies et tu ne seras plus que flaque essorée par ce corset que je lacerai à l’extrême, étouffant tes cris et tes pleurs par mon sexe dans ta gorge et la pression de la gaine.

Un cuir brut abrasant ta peau si douce, compressant tes hanches, le pourtour de ton ventre, enfonçant tes côtes. Joue toi de moi et je te réduirai au néant de tes entrailles, je redessinerai ton corps, réduisant l’espace de tes omoplates, serrant toujours plus fort, nouant la douleur dans ton souffle. Tu me diras alors s’il est toujours si bon de m’allumer, de t’offrir aux autres et de t’interdire à moi. Tu me diras cela dans un souffle lorsque tu seras mon pantin désarticulé, lorsque dans mes yeux la plus dure des flammes éclairera ton visage aveuglé de douleur, lorsque j’aurais embrasé tes cavités brulantes, lorsque j’aurai calfeutré ton buste. Tu m’obsèdes et je te le ferai payer. Alors fuis ! Fuis ce JE !

corset

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10 juillet 2009

Confidences 1/2

- Ce matin, si vous saviez ce que j'ai fait en pensant à vous... Vous m'avez pris mon Ange. J’ai été votre petite garce et vous m’avez véritablement possédé. Possédé plus que je ne l'avais jamais osé. Installez-vous, écartez vos jambes que vos cuisses me soient accessibles en pensées, je vais tout vous raconter, et vous coulerez, vous fondrez, je vous le promets -


J'avais très envie, vraiment très envie de vous. J'avais envie de m'offrir à vous telle la petite garce que j’aimerais être pour vous. Alors j'ai fouillé dans les recoins de notre tiroir pour y dénicher prendre notre seul jouet. Un gode d'une vingtaine de centimètre. Cette fois il serait pour moi. Un autre tiroir… je saisis le lubrifiant. Vous savez où je veux en venir. Vraiment, j'avais envie de me mettre à genoux, de vous montrer mon culs ostensiblement. De le remuer comme un chien devant sa maîtresse, j’avais envie d’être chien, d’être votre objet. J'avais envie de stupre, de décadence, j’avais envie d’ailleurs, d’un truc fort. C’est dans ces instants que je me sens drogué. J'avais envie de me défoncer, d'écarter mes chairs. Je connaissais déjà ce plaisir, mais jamais je ne l'avais poussé à ce point.

Alors je me suis mis dans la baignoire, rien que l'idée avait gonflé mon sexe. Je n’ai pas envie de vous cacher quoi que ce soit, alors je vais tout vous dire, tout dans les moindre détails, vous toucherez à mon intimité et je me dévoilerai à vous sans fard, sans tabou. C’est exactement ce que j’ai ressenti ce jour là lorsque je me suis offert entièrement à vous. J'ai d'abord enduit mes doigts de lubrifiant. J'ai caressé cette peau si étrange, douce et élastique, celle que tant d’homme n’osent pas visiter. J’ai fait pénétré un doigt d'abord pour sonder mon intérieur. Aujourd’hui je me dis que ce matin là je me sentais femme, en chaleur. C'était bon, presque doux. J'ai fermé les yeux et fait quelques vas et vient, me concentrant sur vous, imaginant que c'était votre doigt.

J'ai cherché à imaginer ce que vous pourriez voir si vous étiez derrière moi, je voyais mon cul et votre regard hypnotisé par ce cyclope interdit. J'ai fait plusieurs va et vient, à nouveau encore un peu de lubrifiant, pour faire pénétrer un deuxième doigt. Confidences, le lubrifiant était superflu, mais je voulais que tout glisse en moi comme ma queue le fait lorsqu’elle s’immisce dans votre chatte inondée.  J'ai tellement l'impression que mon cul est élastique... avec un tant soit peu de stimuli… j'avais envie d'y mettre ma main entière. Votre main… Flash. Je me souviens d’images de débauche… les râles de cet homme pénétré par les mains de deux tentatrices, toujours plus profondément… quelles images troublantes. Les doigts se sont enfoncés, ont élargi mon cul... 4 doigts, déjà. Mais je ne suis pas allé plus loin, je n’ai pas osé. J’en avais envie, je n’ai pas osé.

J'ai saisi les deux côtés de mon trou, mes doigts enfouis en moi et j'ai tiré en un sens opposé... j'avais envie de folie, d'être un chien, soumis, ne demandant que ça. J'ai aimé, oui, j’ai aimé. Si vous saviez comme vous m'avez pris et possédé. Je crois que vous le savez. J'ai ensuite saisi notre gode que j'ai enduit de lubrifiant comme je l'avais fait avec mes doigts. Je l'ai fait pénétrer de quelques centimètres, il y avait une petite douleur, mais j'avais envie, tellement envie. Mais je n'osais pas aller plus loin 2 ou 3 centimètres peut être. La largeur était importante, je n’osais pas insister. Alors j'ai fait des aller retour, vite, rapide, comme si vous m’échauffiez le cul, comme si vous vouliez chercher à me donner envie d’une pénétration plus longue et plus poussée.


- Mes confidences vous plaisent mon Ange. Je sais l’effet qu’elles vous font, mais, je vous le demande, ne vous caressez pas, laissez vos cuisses grandes ouvertes, montrez les moi, sans les toucher. Je veux vous rendre folle de mes confidences. Laissez mes mots agir -


Mon sexe sans bander s'est mis à laisser échapper un liquide chaud légèrement troublé. Si vous m'aviez entendu, des petits râles de plaisir sortaient de moi sans que je ne puisse les maitriser. Ce n'était pas la jouissance, juste du plaisir et une manifestation du plaisir sans jouissance, sans orgasme, mais le plaisir était là. J'ai appuyé le gode sur le fond de la baignoire, assis à califourchon j'ai fait pénétré le gode, toujours à l'entrée sans réussir à l'enfoncer davantage. C'était mon cul cette fois qui imprimait le rythme, vous regardant droit dans les yeux, fier d’être pour vous aussi lubrique et vicieux. 4 à 5 centimètres. Je n'éprouvais pas de plaisir physique juste le plaisir cérébral de m'offrir à vous.

Alors j'ai continué ainsi quelques secondes dans l'espoir d'ouvrir le passage, je me trouvais garce, en chaleur, une petite pute. Vous auriez pu m'insulter de tous les noms, je suis certain que j'aurais apprécié à cet instant même, j’aurais même pu en jouir emporter par le flot de votre litanie décadente.

J'ai finalement retiré le gode, et j'ai repris mes caresses avec mes doigts. J’ai envie de tout vous dire, tout ! J’étais ailleurs complètement hébété par ce que je vous offrais, complètement ahuri par ma capacité à dépasser mes propres limites. Je sentais des parcelles fécales à l'intérieur, mais cela ne me gênait pas, j'avais envie de voir ma main ainsi tâchée, preuve concrète et pourtant si abstraite de ce que je faisais pour vous. J'avais envie de sortir ces petites parcelles pour être propre, pour être encore plus chien.


- Je sais que vous aimez cette confidence alors je ne m’en cache pas. Je sais qu’elle vous trouble profondément –


J'ai retiré mes doigts, j'ai regardé les taches, j'ai senti ma main, elle n'avait aucune odeur... Je me suis senti comme si je voulais tout connaître du plaisir que vous m’offriez, n’en oublier aucun détail pour tout vous dire, pour que vous puissiez le vivre, comme si vous étiez moi, comme si vous étiez en moi. J'ai pensé que vous pourriez me faire lécher vos doigts, j'ai su que je le ferai sans mal si cela avait été vos doigts. Dévoué, esclave de nos vices. J’ai passé ma main sous l'eau regardant les taches disparaître dans le syphon. Ma main, même après avoir été mouillée était toujours épaisse du lubrifiant,
c'en était fascinant, j'ai à nouveau fouillé mon cul avec mes doigts.

J'ai à nouveau repris le gode que j'avais déposé sur le lavabo, ma queue n'était toujours pas en érection pourtant j'étais excité, j'étais lubrique, je touchais à un état second, hypnotisé par mon propre corps. Je me suis saisi d’un autre lubrifiant, plus épais, moins liquide afin qu'il ne glisse pas sur cette queue fictive, pour qu'il puisse enduire parfaitement cet objet qui aurait du être vous. J'en ai déposé une petite dose sur le sommet oblong. Je l'ai fait pénétré, la base appuyée sur le fond de la baignoire. Il est rentré à nouveau, un peu, pas suffisamment à mon goût. Cette fois j’avais envie d’en faire plus, d’aller plus loin, de vous prouver comme vous m’habitiez. Alors je l'ai repris en main, et cette fois je l'ai enfoncé, progressivement, ni rapidement, ni lentement, je l'ai enfoncé jusqu'à ce que mes doigts qui tenaient la base touche mes fesses. Première fois.

Et j'ai poussé un râle. C'était bon. Diaboliquement cérébral et physique. Mon sexe a laissé échappé une goutte épaisse à moitié troublée, elle est tombée à côté de mes pieds, ce n'était toujours pas du sperme. Je l'ai presque retiré, puis je l'ai enfoncé à nouveau et à nouveau une goutte est tombée à mes pieds. Je me suis dit que si vous étiez là vous m'ordonneriez de le lécher. Excité, j’ai repris mon va et vient de plus belle, un peu plus rapidement et les gouttes tombaient au sol. Sans que je ne jouisse, le plaisir était vraiment différent, pourtant je n'avais toujours pas éjaculé. Je l'ai immobilisé au fond. Je me souviens quand je l'ai enfoncé pleinement, cette sensation que quelque chose remplissait mon ventre, c'était divin, cela remplissait mon ventre, déplissait mon intérieur… étrangeté d’un corps que je découvre. Une fois immobilisé mes doigts ont parcouru le périmètre du gode, je touchais ma peau, elle avait l'air si fine et douce, et pourtant formait un anneau parfaitement étanche autour de votre queue.

Je sentais que j'avais envie, mais ce n'était pas une envie de jouir, ni de pisser, une envie entre les deux je crois. Alors j'ai augmenté le rythme et j'ai saisi ma queue, vue le nombre de goutte de liquide séminal qui s'était répandu à mes pieds je me demandais si je serais en mesure d'éjaculer. Mon sexe n'étant toujours pas bandé mais le plaisir toujours présent. Je me suis branlé le cul profondément et la queue en surface. Et j'ai joui, plusieurs râles ont accompagnés ma jouissance, et je n'ai jamais vu autant de sperme sortir en d'aussi long jets. Fascination troublante d’être capable de tout cela. Et c'était bon ! Différent, beaucoup plus sourd, moins électrique, presque essentiellement mental. Si vous aviez pu voir cette éjaculation...

Je ne tenais plus, je me suis presque affalé, mon visage sur mon genou, et j'ai ressenti le besoin de prononcer votre prénom. Un chuchotement, trois fois, presque une prière… J'ai enfin réussi à me relever. J'ai fait couler l'eau, j'ai uniquement orienté le jet sur mon sexe. Je me disais que j'avais encore envie.


- Gardez vos mains sur vos hanches, je vois que vous avez envie de jouir mon Ange, mais faites ce que je vous dit. Vous m’avez possédé et par ses confidences je m’ouvre entièrement à vous. Dans quelques instants, ce sera à moi de vous posséder… tout aussi entièrement -


Je ne sais pas combien de temps cela à durer quelques dizaine de seconde, minutes ? Mais le jet est resté sur mon sexe. J'étais debout. L'envie était là. J'ai pensé à vous, lorsque je vous demande de pisser alors que votre orgasme vient d’avoir lieu. Je sentais que cela n'était pas loin de ce que vous deviez ressentir mais le jet ne voulait pas débuter Il est venu enfin, et j'ai pissé, je vous ai imaginé boire ce liquide. Pourtant, paradoxalement je n'avais pas envie d’uriner. Cela a duré longtemps au départ un jet timide puis vraiment franc comme je ne l'avais jamais vu. Le liquide était blanc. Cela ne s'arrêtait plus et je prenais plaisir à imaginer que vous étiez sous ce jet miraculeux, c'était bon, diablement bon, cela n'avait pas de fin...

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30 juin 2009

Le contrat

Vos avez sans doute du lire un jour ou l'autre un contrat de soumission passé entre une soumise et son Maître. En général je n'aime guère ce genre de prose, beaucoup trop exclusif et réducteur à mon goût, ce qui n'enlève rien à la force de ce que peuvent souhaiter exprimer les personnes qui le font. A l'image de la non demande en mariage de Brassens, ce qui importe finalement n'est pas le support mais le symbole que l'on souhaite exprimer et le sens que l'on souhaite donner et pour cela nul besoin de contrat.

J'ai eu envie ces derniers jours d'inverser un peu le poids de ce genre de lettre, ce n'est ni un contrat, ni un pacte, pour moi seules nos propres volontés devraient nous engager et pas autre chose. Les liens sont faits  pour enrichir ceux qui les reçoivent non pour les asservir et les réduire à l'état d'objet.

Voici ce que pourrait être ma lettre ou mes dix commandements.

Ma soumise m'apporte ce qu'elle peut m'apporter
Je ne demande que ce qu'elle peut m'offrir
La pousse à se dévoiler à elle même dans un lent cheminement
N'attend rien d'elle et reçoit tout ce qu'elle me donne avec plaisir, honneur et fierté
Ma soumise n'est soumise que parce qu'elle le souhaite
Elle m'a choisi, et jamais je ne l'humilierai, jamais je ne la rabaisserai
Jamais je ne lui dirai qu'elle me déçoit
Ma soumise, comme toute femme doit être admirée pour sa féminité
Elle doit être libre de vivre ses propres désirs
Qu'elle puisse trouver en nous l'épanouissement et surtout le plaisir de s'offrir

extase

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22 mai 2009

Sa petite garce

Je suis sa petite garce, sa petite garce attitrée. L’idée me plait de jouer d’elle à loisir. D’un mot lui faire écarter les lèvres. D’un mot allumer le brasier. D'un mot l'incendier. D'un mot prendre corps en elle.D’un mot la faire fondre, la rendre moite, l’inonder, l'envahir, l'obséder. D’un mot la rendre sexe. Elle est un peu garce elle aussi. Je le suis bien plus qu’elle. J’ai envie qu’elle me prenne fort. Je ne me suis jamais offert. Jamais de la sorte à aucune femme, mais cette envie est présente, et avec elle, incontournable. Un jour je lui offrirai mon cul et je serai sa pute. Le mot me plait, le mot m’encense, devenir juste une petite chienne en chaleur. Arborer ma croupe ostensiblement, la remuer sous ses yeux, qu’elle me renifle et qu’elle me lèche. Copieusement. A grand coup de langue. Oui ! Qu’elle parcourt ma face nord de sa langue inquisitrice, qu’elle me baise sans compromis. Qu’elle me fesse sans vergogne ! Copieusement. Je suis sa garce, son objet au moins autant qu’elle. Je fais ce que je veux de ma jouisseuse. Et pour une fois je veux que ce soit elle qui m’égare, qui me promène, qui me dévergonde. Une laisse invisible à la main. Regarde ce petit cul qui se trémousse. Regarde comme il t’aguiche, comme il t’invite. Je te nargue. Je mérite correction. Fais-moi ce plaisir. Prends-moi ! Baise-moi ! Fais de moi ta chatte par procuration. Enfonce tes doigts. Écarte mes chairs. Dilate mon cul. Rends-moi circulaire, élastique, capable de tout. Décadence. Tu veux me prendre, tu veux me posséder, m’emplir. Je t’en supplie fais-le ! Ça n’est pas assez, tu demandes plus ? Alors je me donne, je m’offre, fais ce qu’il te plait, mais je t’en prie fais le ! J’ai envie de le dire, j’ai besoin de le dire, je n’ai pas peur de le dire, je veux que tu m’encules, que tu m’assailles, que tu me prennes, que tu me baises.  Après tout, je suis ta petite garce.

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Garce...
Approche un peu que je te lèche... Que ma langue, entre tes fesses, te fasse fondre de plaisir... Que ma langue qui ouvre ton cul t'arrache un gémissement de bonheur... Oui, te prendre... De cette queue que j'ai fichée dans mon cul, que je retire doucement, que je lèche et que je glisse entre tes fesses... Que j'appuie doucement... Juste assez pour te tenter, pas assez pour forcer un passage... Dis-le... Dis-le que tu veux que je te baise comme une petite pute... J'appuie un peu, je sens tes muscles se détendre un peu... Encore, pour en faire entrer le gland... Regarde-moi... Montre-moi ton regard, quand je t'ouvre, quand je te prends... Une claque sur ta fesse droite. Encore... Plus fort... Et quand tes muscles se sont habitués à cette présence entre tes fesses je la fais glisser en de lents va-et-vient... Branle-toi... Montre-moi ton plaisir...

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13 avril 2009

Débauchez-moi

Qu’attendez-vous de moi jolie chimère ? Que recherchez-vous dans mes mots ? Pourquoi rêver de ce triangle ? Pourquoi vouloir encore ? Savez vous que git en moi un tourbillon permanent. Il m’emporte et les emporte toutes ? Aujourd’hui tourbillon déchaîné, hier tourbillon endormi… et demain ? Un autre champ du possible, épopée chaotique. Débauchez-moi me dites vous. Oui je le peux. L’orage gronde, horizon sombre, la tempête couve. Je laisse libre cours aux maux qui me brulent. Tout emporter, je veux que mon souffle se fasse dévastateur, qu’il vous transporte. Je le veux. Pétrir vos seins. Les contraindre. Les tirer. Les violenter. Les mordre. Les giffler. Pris au piège entre deux, brulante. Y faire couler la cire. Cire noire. Cire vicieuse. Brulure instantanée, frisson décuplé, aussitôt envolé. Et vous regarder gémir, vous regarder ne plus en vouloir, en vouloir plus. Vous regarder mouiller, regarder fondre cette cire et devenir dure. A l’inverse, vous regarder, solide, plantée dans vos bottes de cuir, jambes écartées, mains attachées, jointe haut. Passer à l’état liquide. Introduire mes doigts dans votre chatte, sans ménagement. Vous entendre gémir à nouveau. Les retirer maculés, épicés, décadents. Les essuyer sur votre cul que je m’empresse de lécher. Je vous mange. Vous arracher un baiser et en profiter pour vous mordre la lèvre inférieure. Voir vos lèvres m’inviter à nouveau. Recommencer, cette fois sur la pointe de vos seins. Ouvrir grand. Prendre. Serrer. Mordre. Et relâcher la prise en faisant glisser mes dents. Un coup sec. Violent. Vouloir vous entendre crier, folle de désir, affolée, désorientée. Vouloir vous voir pleurer de bonheur comme de plaisir. Vous serrer dans mes griffes, lacérer votre peau blanche d’une corde noire. Vous bruler la peau. Rouge écarlate. Vous immobiliser pour subir nos inventions, lui et moi. Vous offrir nos queues, affamée. Vous laisser les engloutir, avide, insatiable, débauchée. Sous les assauts massifs de vos deux tourmenteurs, inlassables, une fois de plus vous voir liquide, libérant votre pisse, pluie dorée, franche et incontournable à force de ne plus pouvoir retenir votre corps, libérée. Animale. Sans honte. Soulagée. Vous voir sourire de ce corps qui nous appartient. Votre esprit qui s’abandonne entre nos peaux. Dans cet entre peaux sans Nord ni Sud. Plus vite. Déboussolée. Plus fort. Encore. Envie de vous voir chienne et de vous l’entendre crier. Envie de lire sur vos lèvres. Prends-moi ! Défonce-moi ! Implorer. Supplier. Encore. Encore. Encore. Face nord, défroisser, assouplir, élargir, sans fin, longtemps. Observer ce trou béant, abyssal. Y plonger, absorbé, mystérieux. Et vous en donner encore, de mes mots, de mes griffures, de mes liens, de mes morsures. Vous inonder de mon vice, vous noyer dans l’infini et voler votre plaisir. Nous en repaître. Vous le faire déguster ensuite. Effacée de toutes vos barrières. Juste chienne, objet de vos propres vices. Vous voulez goûter à ces débauches ? Elles vous font peur. Elles vous aimantent. Irrémédiablement. Elles me font peur, mais elles sont là, évidentes. Avec Lui. Avec moi. Tous trois fondus dans cette immensité, dans le paysage de nos peurs et désirs déchaînés, jamais apaisées… Débauchez-moi m’avez-vous dit.

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09 avril 2009

Punition 2/2

Le repas se passe le plus normalement du monde, comme si nous n’étions que deux amants tout à fait légitime, comme si entre nous il n’y avait ni captive ni tourmenteur. J’aurais pu lui demander par surprise entre l’entrée et le plat de résistance de jouer la geïsha pour moi. J’aurais pu lui dire « file aux toilettes mauvaise fille, je te rejoins », oui j’aurais pu lui dire et lui faire toutes sortes de choses, là dans ce restaurant, tellement sa beauté me rendait sensible. J’aurais pu… mais je n’en ai rien fait, je voulais qu’elle oublie que ce soir était un rendez vous punition. Et je crois qu’elle n’y a vraiment plus songé. J’aime voir ses yeux scintiller, j’aime la savoir gaie, enivrée par les effluves alcoolisés de ce Condrieu que j’avais commandé. Je crois que je pourrais la saouler pour le seul plaisir de voir cette petite flamme aguicheuse qui vacille au fond des ses yeux lorsque les verres se sont succédés. Le repas se déroule de la plus charmante façon, nous flirtons, j’aime, c’est agréable.

Une fois la note payée, Virginie et moi sortons sur le trottoir. Je lui prends la main. Nous marchons. Il ne fait pas encore trop froid, la ville a su garder la chaleur printanière de cette journée. Je la fais rire. Un homme, une femme, main dans la main. Les passants pourraient imaginer assister au spectacle d’un couple uni et amoureux sans imaginer la punition que depuis quelques jours j’ai monté de toute pièce avec la complicité de Lise. Nous marchons, je sens que Virginie a complètement oublié que nous ne marchons pas sans but, et pourtant… Moi je ne cesse d’y penser. J’oscille entre la crainte de sa réaction et la turgescence que fait naître l’idée de la rendre voyeuse. Enfin, nous y sommes. L’atelier où j’ai offert Virginie à Lise, il y a plus d’un mois déjà. Virginie semble se réveiller enfin. Elle vient à l’instant de comprendre où nous étions. Ce n’est que la deuxième fois qu’elle foule ce lieu, la première fut celle d’une offrande des plus troublantes. Rétive d’abord, elle s’est ensuite donnée aux caresses de Lise. Je scrute le regard de Virginie à la dérobée. Elle ne se doute de rien, elle n’imagine sans doute rien d’autre qu’elle et moi dans cette vaste chambre au milieu des peintures amoncelées. Nous parvenons à l’entrée de la chambre. Virginie est devant moi. Elle s’arrête nette comme figée par une vision inattendue.

Elle se retourne, mi-apeurée, mi-interdite. Je dépose mon index sur ces lèvres. Autoritaire. Elle se laisse faire et ne dit rien, c’est comme si mon contact réussissait à l’apaiser. Je connaissais ce pouvoir de mes mots, mais je n’avais encore jamais pris conscience de ce pouvoir physique. Je pose une main délicate sur sa hanche et imprime le mouvement. Virginie rentre dans la pièce. Lise nous détaille d’un air amusé. Elle a choisi pour l’occasion un corset rouge et noir tout à fait magnifique, très aguicheur, j’ai envie de la soumettre, j’ai envie de serrer ce corps pour faire ressortir sa taille, pour la rendre caricaturale, j’ai envie de la rendre objet. Une belle érection s’est installée en moi. Virginie ne semble pas déceler l’ambiance de luxure qui émane de cette situation. Comme prévu, la punition débute, je l’installe dans ce fauteuil où je me suis assis la dernière fois. Ce fauteuil qui m’a fait vivre par procuration l’orgasme que Lise a si merveilleusement donné ma Captive. Virginie s’assoit, son regard est presque absent, c’est à peine si elle m’interroge, mode automate, interdite, peut être subjuguée, je l’espère.

« Quoiqu’il arrive ma chère, je vous interdit de vous lever de ce fauteuil… »

Elle acquiesce l’air toujours aussi absent. Je ne suis pas certain qu’elle comprenne le sens de mes paroles, elle semble me boire comme un breuvage dont la soif ne disparaît jamais. Je distingue pourtant quelques points d’interrogation dans l’expression de son visage. A coup sur elle ne se souvient pas que cette soirée doit la punir de son insolence passée. Son regard me dépasse en direction de Lise qui se trouve derrière moi. Virgine frissonne. Ses yeux se ferment. Je sais qu’elle a ce besoin de s’isoler pour mieux ressentir les choses. Je me retourne vers Lise, cette fois assise sur le bord du lit, les jambes écartées. Cette salope est déjà en train de se caresser, elle se masturbe avant même que les réjouissances n’aient débutées. Lise me surprendra toujours par le naturel de ses caresses. Il me faut oublier mes penchants de voyeurs pour me détourner de Lise et revenir à Virginie, le regard toujours clos.

« Ouvrez-moi ces grand yeux jeune fille !! »

Cette fois nos regards se rencontrent, je dépose un baiser sur ses lèvres, je la sens réagir, je sais que si mes lèvres restent collées aux siennes, sa langue va se faire invitante, impérieuse, je n’arriverai pas à lui résister. Je romps le contact et me place derrière le fauteuil où se trouve Virginie. Mes mains sur ses épaules, elle ne peut que contempler le spectacle que Lise continue de nous offrir agrémenté de quelques très légers gémissements. Ma voix se fait toute proche, les boucles de ses cheveux ondulent sous le souffle léger de mes mots.

«  Dites-moi… quelle serait la pire des punitions pour vous à cet instant précis ? Vous, soumise aux moindres désirs même les plus fous de Lise… ? »


Virginie me répond sur un ton encore une fois absent, pas du tout convaincu par ses paroles, somnambule
« non, s’il vous plait… »

Je reviens face à elle, pour voir le choc des mots que je vais prononcer. Ces mots que j’ai pensé tant de fois aujourd’hui. Je veux qu’ils soient électrochoc. Je veux qu’elle se réveille, qu’elle ait conscience de mon emprise, de mes désirs.

«  Et que pensez-vous de Lise, soumise à mes moindres désirs… prenant votre place ?  Lise Ma captive d’un soir… là juste devant vous… ? »

Sa réaction est immédiate, piquée au vif, je sens son corps se raidir devant le supplice que je lui réserve. Virginie sans être possessive n’est pas de celle qui partage. Je sais que mes mots l’ont bousculé. Faire d’une autre Ma captive, voilà exactement l’idée qu’elle ne peut accepter. Elle n’aurait à mon sens eu aucun mal à prendre plaisir à me voir posséder une autre femme. Mais lui dire qu’une autre allait le temps d’une soirée prendre sa place entre mes mains… Son visage exprime une certaine douleur, une détresse que je ne lui connaissais pas. Elle ne dit rien mais elle me supplie. L’idée suit son chemin, toujours aussi inacceptable pourtant pour rester précisément cette captive que j’espère en elle, elle se doit de l’accepter pour moi. Elle ne proteste donc pas, résignée. Elle est consciente du sens de cette punition. Elle m’avait allumé en étant dans l’incapacité de me satisfaire, je me satisferai donc d’une autre pour évacuer le désir qu’elle avait fait naître.

L’idée de cette punition m’était venue naturellement ces derniers jours et Lise avait semblé enthousiasmée. Je me disais que cet enthousiasme cachait quelque chose qu’elle ne disait pas. Je crois que plus que l’idée de s’offrir à moi devant Virginie, elle espérait un peu plus, elle espérait tout simplement pouvoir revivre un peu du plaisir que Virginie en vierge innocente lui avait donné lors de notre dernier trio. Je m’approche. Lise n’a cessé depuis tout à l’heure de se caresser le plus naturellement du monde comme si Virginie et moi n’étions que deux personnages de télévision, présent, mais parfaitement absent. Je me colle au plus près de Lise, de côté. Je sens son parfum. Exaltant. Angel. Ce parfum qui me donne envie de toutes les déshabiller. Je l’embrasse dans le cou. Doucement d’abord. Lise continue ses caresses, une main cette fois posée sur mon sexe fièrement érigé sous le tissu de mon pantalon. Je regarde Viginie. Elle ne me quitte pas des yeux. Je ne sais pas si cette vision lui donne plaisir, indifférence ou rejet. Je ne veux pas penser à ce doute que je sens si proche. Je ne veux pas prendre le risque de voir sa détresse à nouveau. Je dois l’oublier. Je ne veux pas voir le mal que je pourrais lui faire. Je la mords. Lise crie légèrement en jouant aux putes aguicheuses. Cette fois j’ai envie de violence. J’ai envie de me faire violence pour lutter contre ce doute qui m’assaille. Pourquoi faire tout ceci ? Pourquoi lui faire vivre cette punition. Je ne veux plus penser. Je la griffe. Je ne veux plus voir Virginie. Il faut que sa présence devienne abstraite. Je place Lise face à moi. Virginie ne voit plus que mon dos. Je saisis ses seins fermement. Comme deux pinces qui veulent faire mal. J’ai envie de l’entendre crier. De l’entendre hurler sa douleur et son plaisir. Je saisis ses tétons et les tire sans ménagement vers le haut. Ces visions m’hallucinent toujours autant. Je lutte contre la pesanteur et je vois le regard de Lise se révulser, à mi-chemin entre douleur et plaisir. Elle voudrait dire non mais ne sais que dire encore.

Je me penche doucement, remplace mes mains par mes lèvres. Doucement. Contraste de ma langue chaude, douce, humide sur ce sein l’instant d’avant durement malmené. Droite. Gauche. Gourmand. Je les happe l’un après l’autre. Les enrobe d’un baiser fondant d’abord. Plante mes crocs ensuite. Et les libère violemment en tirant dessus. Lise rejette sa tête en arrière, écarte les jambes encore un peu plus. Je continue vers le bas. Envie de la dévorer. De lui dévorer le sexe, je veux la déguster, m’y jetter pleinement, m’enfouir dans ce sexe et ne plus en ressortir. Elle m’accueille entre frissons et gémissements. Elle m’inonde. Mes mains se plaquent sur ses cuisses et pousse de part et d’autres comme une poupée que je voudrai rendre obscène. Lise ne cesse de gémir de plus en plus violemment, elle s’emporte. D’en bas j’intercepte son regard à la recherche de celui de ma vraie captive. Lise aime les femmes… sans doute beaucoup plus que les hommes. Et lise ne sera jamais ma captive. Je continue mon repas, totalement absorbé à ma tache, à cet instant Lise n’existe plus, pas plus que Virginie. Je suis une langue dégustant un sexe. Rien d’autre. Un cri m’extrait de cette sensation schyzophrène. Lise vient de jouir. C’est à peine si je m’en étais rendu compte.

Nous n’avions pas prévu de scénario précis. Virginie devait s’asseoir sur ce fauteuil, nous regarder, ensuite nous ne savions que trop que seuls nos corps seraient à même de commander à nos esprits. Alors rien de tout cela n’était prévu dans le détail. J’ai envie d’être satisfait. J’ai envie que Virginie me voie dans toute ma splendeur. Je me relève, prend la main de Lise, la conduit à l’extrémité du lit. Je pose mes mains sur ses épaules dénudées, lui intimant silencieusement l’ordre de s’asseoir au bord du lit. Virginie nous vois tout deux de profil. Je prends sa main et la pose sur mon pantalon noir comme les désirs qui m’assaillent. Elle ne se fait pas prier et défait ma braguette, libère ma queue, dressée fièrement vers le haut. Elle commence à jouer doucement avec mon gland. J’ai envie qu’elle m’absorbe, déchaînée, j’ai envie qu’elle me suce comme une chienne. J’ai envie de lui baiser la bouche. Enfin, elle le fait glisse complètement jusqu’au plus bas, absorbe mes couilles au passage. Elle me sens. Elle sens mon envie de débauche. Et se met à me sucer sans vergogne, sans chercher la moindre douceur. J’ai envie d’en finir. Je veux crier. Je veux me libérer.

Je vois subitement Virginie. Elle est à mes côtés, elle s’est levée. Une fois de plus elle veut me fausser compagnie. Elle réapparaît si brutalement dans mon monde que je ne sais que dire sur l’instant. Je ne sais moi-même pas où j’étais une seconde avant. Je lui saisis le bras alors qu’elle allait nous dépasser. Lise arrête sa fellation, elle aussi destabilisée. Elle s’arrête et refuse de me regarder.

« Regarde-moi ! »

Son regard est glacial. Réveillé de mon rêve, je ne suis pas d’humeur à plaisanter. Je veux y replonger tout de suite. Vivre ces opiacées et prendre ma dose. Comme un vulgaire camé. Je veux mon shoot. Je saisi son autre main. Je la pose dans la chevelure de Lise. Elle refuse. Je la regarde au fond de son être sans prononcer la moindre parole. Virginie se met alors à rapprocher le visage de Lise de ma queue. Elle imprime le rythme, si bien, elle le fait si bien que je replonge immédiatement dans cette quasi transe qui me guettait. De plus en plus rapide. De plus en plus ample. Je l’avais sentie jouir au travers de ses mains posées sur les miennes. Je lui saisi ses deux mots, suivant le mouvement. Mes mains se crispent sur les siennes. Cette fois je jouis, plus que jamais avili par mon plaisir. Je me raidis électrique. Je ne veux pas voir la larme qui descend le long de la joue de Virginie. Qu’ai je encore fait ?

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26 mars 2009

Punition 1/2

L’objet de mes désirs, ma très chère captive, a joué ces derniers temps à un petit jeu dangereux, elle s’est faite allumeuse, m’a donné envie de la prendre sur le champ par des petits messages incendiaires alors même qu’elle n’était pas disponible pour moi, alors même qu’elle ne pouvait recevoir ne serait ce que mes caresses virtuelles. J’avoue que cela m’a agacé qu’elle puisse se permettre de jouer avec mes désirs toute une après midi durant sachant très bien que je ne désirerai qu’une chose la faire jouir, et que cette seule chose ne pouvait se passer ce jour là.

J’avais conclu nos échanges sur un ton agacé, elle voulait jouer, nous allions jouer. Elle voulait faire de moi son petit jouet et m’allumer au gré de ses humeurs, je lui montrerai que la règle n’était pas celle-ci. Aucune idée précise pour l’instant, mais la semaine qui allait se dérouler me donnerait suffisamment de temps pour trouver l’idée qui la rendrait encore un peu plus captive. Je décidais donc de lui écrire un mail qui n’appelait aucune réponse.

« Madame… vous avez osé m’allumer, me défier toute l’après-midi…vous savez bien évidemment  que vous serez punie pour cela…
Voici ce que j’attends de vous… que dis-je ! ce que j’exige de vous !
Samedi soir à 21h je vous attendrai devant notre restaurant habituel… vous porterez cette robe courte et noire au décolleté provoquant et une paire de bas que je vous laisse le soin de choisir… dernier détail j’exige de vous encore une chose :
Je vous veux  nue sous cette robe !
Jusque là je vous prive de mes mots, de ma présence, de ma voix.. Silence complet !! Oui nous sommes mardi ! Je vous interdis de protester vous savez que je ne transigerai pas… Vous avez été insolente ! Indécente ! Allumeuse !  Voici votre correction !
Je vous souhaite une bonne semaine ma chère captive ! J’espère que ce manque de moi vous provoquera une flambée de désir de vous faire pardonner…
A samedi ! »


Samedi. Je ne lui ai donné aucune nouvelle, je n’en ai pas eu en retour. Dans ces cas là j’ai toujours peur que le lien ne soit définitivement rompu. Et si finalement mon dernier mail par ses intonations colériques avait fait fuir ma captive, et si ce lien fragile qui nous unit c’était rompu net ces derniers jours. J’y ai pensé toute la semaine, j’ai pensé à elle toute la semaine. Que fait-elle ? Que ressent-elle ? Pense-t-elle à moi aussi souvent que mes portées s’envolent vers elle ? Se caresse-t-elle comme je le fais fréquemment lorsque les images de nous m’assaillent ? Compter le nombre de fois où j’ai failli rompre ce vœu de silence momentané serait trop fastidieux tellement toutes ces questions m’ont occupées ces derniers temps. Mais j’ai su tenir.

Dans quelques minutes je serai à ses côtés. Malheureusement je suis en retard, cela ne me ressemble guère mais, voilà, il a fallu que Lise me fasse patienter quelques minutes. Et comme elle n’avait pas les clefs de mon atelier et qu’elle était une pièce maîtresse de la petite surprise que j’avais concocté pour ma captive, je n’ai pu faire autrement que l’attendre et laisser faire les 100 pas à Virginie, mon insoumise. Enfin j’arrive. Dans la fraicheur de la nuit je distingue Virginie, exactement comme je l’imaginais. Le regard à terre. N’osant regarder les gens qui croisent son chemin. Elle est venue, soulagement devant sa présence. Et elle m’a attendu… 15 minutes de retard mais elle est là, vêtue de son manteau, de cette fameuse robe noire, je distingue le reflet sombre de ses bas. Je décide d’improviser et de dévier légèrement l’histoire que j’avais imaginé pour nous.

«  Êtes –vous devant le restaurant ?
- Oui
- Portez-vous la tenue exigée?
- Oui mais…
- Stop ! Entrez, demandez notre table, installez-vous ! »


Elle entre dans le restaurant. J’ai lu sur son visage un soulagement lorsqu’elle a entendu le son de ma voix au creux de son oreille. Mais ce petit éclair de lumière c’est bien tôt éteint. Je sais qu’elle se sentira encore plus nue sans moi dans ce restaurant. Une femme seule, tout à fait aguicheuse, avec un décolleté qui ne sied guère aux sorties mondaines mais beaucoup plus aux orgies des clubs libertins. Je sens cette tension dans sa démarche. Malgré tout elle entre. Je la vois s’adresser au serveur. Il la guide jusqu’à la table que j’ai réservé. Je les vois marcher le long de la longue baie vitrée. Le serveur la devance. S’arrête. Je le devine un peu gêné, j’ai l’impression qu’il a oublié de proposer ce que veut la bienséance à l’entrée de tout restaurant digne de ce nom. « Puis je vous débarrasser ?». Je l’en excuse, comment aurait il pu ne pas être troublé par une si jolie femme. Je vois Virginie refuser son offre. Décidément, nos échanges ne lui ont pas donné beaucoup d’assurance, moi qui aimerait la voir se donner en spectacle devant des yeux inconnus… voilà qu’elle refuse d’ôter son manteau dans une salle de restaurant. Pudique, vous avez dit ? Beaucoup trop. Il faudra que je la fasse cheminer encore un peu visiblement.

Je suis un peu contrarié. Et décide finalement de prolonger l’attente afin de voir quelle sera sa réaction. J’observe la salle, les hommes ne cessent de jeter des œillades vers notre table encore plus intriguée par la présence de cette femme qui ne souhaite se dévêtir et qui visiblement attend un rendez vous galant. Je vois quelques femmes courroucées par l’attitude de leurs maris, ils paraissent distraits et ces dames savent exactement ce qu’il en est. Un peu de piment, voilà tout ce qu’il faut pour augmenter la température de cette salle.

«  Vous êtes-vous installée ?
- Oui.
- Portez-vous votre manteau ?
- Non.
- Madame… je vous repose la question portez-vous votre manteau ? »

Je vois son visage surpris, elle parcourt la salle des yeux à ma recherche mais ne me trouve pas.

«  Oui je le porte…
Assumez votre tenue et ôtez-moi ce manteau immédiatement ou vous resterez seule toute la soirée! »

Elle s’exécute, contrariée. Je sens qu’il ne me faudra pas abuser de la situation davantage. Elle se dévêtît. Je vois le regard d’un homme situé en face la table de la notre, exactement en face de Virginie, son regard plonge dans les seins de ma captive. Petit frisson. J’aime que d’autres convoitent ce que je possède. Mais Virginie ne l’entend pas ainsi et se met à pianoter sur son téléphone. Le mien se met à vibrer aussitôt.

« Désolée de vous décevoir mais le jeu à assez duré… je m’en vais ! »

Cette fois je vois son visage se tourner vers l’extérieur. J’ai l’impression qu’elle me distingue dans la nuit. Je vois clairement les traits de son visage tendus par la colère et l’agacement. Une fois de plus, j’ai la douloureuse sensation d’être aller trop loin. Et une fois de plus je m’en veux de m’être laisser aller à ce plaisir égoïste de la voir évoluer en toute impunité sans qu’elle ne sache que je me délecte de sa personne, de ces petits gestes qui la rendent si sensuelle à mes yeux. Je réagis, je lui téléphone, ma voix. Je sais qu’elle l’apaisera.

«  Cela vous déplait tellement d’attirer le regard des hommes qui se trouvent dans la salle ? Vous êtes si… sexy dans cette robe… je ne suis pas le seul à le penser… depuis votre arrivée le serveur ne vous lâche pas des yeux… »

Cette fois je vois son visage me chercher dans la foule du restaurant. Elle vient de comprendre que je ne suis pas en retard, que je l’observe depuis tout ce temps. Sa colère a disparu, comme si ma seule présence même invisible suffisait à me faire pardonner de toute cette muflerie. Je suis chanceux. Et je voudrai l’embrasser là, tout de suite. Elle me cherche en vain autour des tables environnantes.

« Non pas par là… à l’extérieur… »

Cette fois elle me distingue et suis ma progression du regard. Je prends sciemment mon temps. Mais j’ai envie de presser le pas. Elle me manque. Je veux être à ses côtés là, tout de suite. Je profite de ses quelques pas pour me reprendre, effacer l’impression désagréable de m’être mal conduit. J’ai envie de l’embrasser à pleine bouche, elle est belle, légèrement maquillée, juste pour moi. Les autres hommes ne voient que son décolleté, moi je la vois elle. J’ai envie de l’embrasser passionnément pour montrer aux autres mâles en manque que cette femme est à moi. Mais je n’en ferai rien. Je veux reprendre les choses en main, ne pas me laisser dépasser. Alors je ne fais que déposer un léger et rapide baiser sur ses lèvres. Elle me regarde, déçue de cette distance, silencieuse.

« Maintenant  nous allons profiter du repas… petite pause avant la suite de la soirée…. »

Lui dis-je avec mon plus beau sourire, les yeux pétillant de malice.

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24 mars 2009

Pause méridienne

11h15 : Portez moi à votre bouche ma chère captive, embrassez ce vous qui me représente, ce vous qui passe ses journées et ses nuits contre votre peau dénudée. Ce vous que j'ai voulu comme un petit pense bête initialement, une façon de vous rappeler que j'étais à vos côtés y compris lors de mes absences. Vous avez fait de ce pendentif, une chose que je n'attendais pas. Vous l'avez fait moi, "Vous". J'ai été touché par cette attention. Et j'espère que ma présence est encore palpable sur votre peau à chaque instant. J'espère que chaque matin devant votre glace vous me voyez déposer un baiser sur votre décolleté. J'espère que chaque soir vous ressentez la caresse qui parcourt le creux de vos seins.

Ce "Vous", je veux aujourd'hui le savoir en vous, dans votre intimité, dans ce lieu que je ne découvrirai sans doute jamais. Alors offrez moi au moins cette présence, cette découverte en pensée. Décrochez le pendentif de votre cou. Embrassez le, parcourez le de votre langue, écartez les cuisses, écartez vos lèvres. Caressez vous légèrement afin d'attiser une once de plaisir. Continuez à agacer votre petit bouton, doucement, lentement, ne vous laissez pas emporter par l'envie de lâcher prise, je ne veux pas que vous jouissiez, pas tout de suite. Lorsque vous sentirez votre esprit prêt à rendre les armes devant l'urgence de votre corps, alors seulement vous pourrez me déposer en vous. Enfouissez moi profondément. Je veux sentir votre tréfonds, je veux sentir la chaleur qui en émane, laissez moi visiter, une heure. Laissez moi en vous une heure. Toutes les 10 minutes, vous frotterez doucement le tissu de vos dessous contre votre sexe enivré. Une minute à chaque fois, pas plus, doucement, tout doucement. Et après chacune de ces petites caresses, vous m'adresserez un message me faisant par de votre ressenti, de vos impressions. Je vous répondrai dans une heure, soyez présente à mes côtés. 12h15. Je vous attendrai.

11h43 : Où êtes-vous? voila donc la question...il y a peu vous vous trouviez autour de mon cou....au creux de mes seins... contact quotidien mais si doux... vous vous promeniez parfois d'un sein à l'autre quand vous parveniez à vous libérer de leur emprise.
il y a peu vous étiez dans ma bouche... chaude, humide... ma langue vous parcourant lentement...
maintenant vous êtes en moi... doucement… délicatement... vous avez glissé facilement au contact humide de mon intimité... je me suis concentrée sur chaque sensation, vos reliefs si doux....vous êtes en moi....vous y resterez encore un moment...

11h53 : Je viens de glisser ma main sur mon leggins... douces caresses que je vous imagine m'offrir... je suis troublée... je ne vous sens pas... lorsque je suis debout ou quand je marche, mais voila des que je m'assois ou me penche... là je vous sens, je vous ressens... provoquant de multiples contractions vaginales...
je dois filer faire une course... je vous raconterai comment cela s'est passé....

12h15 : Me revoici, je ne sais si ce sont les vibrations de la voiture mais j'ai le sentimentsque vous avez glissé... ce qui a pour effet de provoquer un léger frottement intime quand je marche... oui la traversée du parking de l'école fut étrange... j'ai pu vous sentir a chaque pas... troublant...

12h17 : J'ai dit que je serai à vos côtés à 12h15, je ne pensais pas que vous reviendriez à temps...
j'ai envie de prolonger le plaisir. Vous êtes vous caressée toutes les dix minutes comme demandé ? Combien de fois l'avez vous fait. Continuez à décrire ces étranges sensations, j'aime être en vous.

12h23 : Je tenais à être à l'heure... vous affirmer que je me suis caressée toutes les 10 minutes serait vous mentir... en effet je suis partie faire cette course où j'ai attendu 20 minutes vous comprendrez vous même que je n'ai pu le faire donc... 
votre demande est arrivée à 11h17... Je me suis caressée comme vous le désiriez avant que vous ne veniez en moi...
j'ai recommencé 10 ou 12 min plus tard... à travers mon boxer...
puis de nouveau 10 min plus tard... a travers mon leggins...
et pour finir a 11H50 juste avant de sortir...
vous n'imaginez pas à quel point je peux être sensible...troublée, humide... j'aime vous sentir en moi... vous y êtes toujours d'ailleurs à cet instant précis...

12h28 : Alors nous allons prolonger ce jeu, jusqu'à ce que vous parveniez à faire ce que je vous ai demandé.
Toutes les 10 mn des caresses à travers le tissu, pas plus d'une minute.
Ensuite, après chaque caresses, un mail pour me décrire votre état, vos pensées, vos sensations, vos désirs.
Lorsque je serai satisfait de vous je vous le dirai et nous pourrons passer à la suite, en attendant je resterai silencieux et vous lirai sur la pointe des pieds.
Évidemment je reste en vous plus que jamais.

12h33 : je lis votre mail a 33....
c'est parti pour dix minutes

12h45 : 43 + 1 min....
Je m'isole m'assoies sur le bord de mon lit... jambes écartées... ma main se posant sur mon entre jambes... j'appuie légèrement afin de bien sentir la pression sur mon petit bouton... je ferme les yeux inspire profondément... doucement je me caresse... 1 min c'est court...

12h48 : Prochaine fois : 2 minutes

13h02 : De nouveau je m'isole dans la pénombre de ma chambre... de nouveau assise sur le bord de mon lit... je me caresse... 2 min... comme vous me l'avez autorisé... ma main se plaque sur mon sexe... je peux en sentir la chaleur à travers mon leggins...
je vous imagine derrière moi... je frissonne... gémis doucement... je meurs d'envie de glisser la main sur mon boxer pour me sentir plus près de vous, de mon petit sexe que je devine très humide...

13h11 : Cette fois je change, je suis dans la salle de bain... vous n'avez rien dit et je m'autorise le droit de me caresser à travers le boxer après tout vous aviez dit à travers le tissu… sourire malicieux
je me caresse... je gémis rapidement sentant beaucoup plus ma main... j'effleure la chaine qui pend le long de ma cuisse cette chaine reliée a vous... elle est humide... j'ai chaud... le souffle court... une envie... jouir enfin... mon petit bouton est déjà tellement gonflé

13h12 : Ne me dites pas que vous avez joui ?

13h13 : M'avez vous autorisé à jouir?
il ne me semble pas....

13h14 : Continuez, c'est très bien. Mais surtout interdiction de jouir sans mon autorisation expresse.
Prochaine fois 3 minutes, veuillez noter à chaque fois l'heure de vos caresses.

à 13H18 Mes contractions vaginales vous ont fait glisser... j'ai du vous remettre en place... hmmmmm vous repousser en moi d'un doigt fébrile... ma petite chatte est maintenant toute mouillée... je ne peux retirer mes doigts je continue donc à me caresser sans cette barrière de tissu... je gémis... 3 min... déjà terminé... je suis là pantelante...

13h25 : Vous resquillez. Punition : 1 minute

à 13H30....+1 min
selon votre décision je n'ai pu me caresser qu'une minute... terriblement rapide...
je ne peux contrôler mes nombreuses contractions vaginales... je suis inondée... envie de jouir...

13h37 : je suis là assise face à mon ordinateur... ondulant lentement... vous n'imaginez pas mon état d'excitation... état auquel vous ne désirez pas mettre un terme de toutes évidences... je tente de conserver le contrôle de ma respiration... n'étant pas seule à la maison...
Je n'attends qu'un mot de vous... délivrez-moi maintenant je dois bientôt sortir à nouveau...
Délivrez-moi...

13H41....de nouveau qu'une seule minute... vous me torturez... je ne peux que faire augmenter mon plaisir sans toutefois me laisser aller... quelle frustration à chaque fois que je m'interromps...

13h58 : je suis de retour.... dans 3 minutes je reprendrai ce que vous m'avez demandé.

13h59 : 3 minutes

14h00 +3 min de torture...
Mon intimité devient douloureuse tellement je suis excitée... je ne peux qu'effleurer mon boxer sous peine de jouir violemment... oui je glisse un doigt sur mon boxer et ce simple contact provoque des sursauts...


14h10 : mettez vous nue, quittez vos vêtements, vos dessous, faites le dans la plus grande urgence. Et enfin, je vous y autorise, dans l'urgence caressez vous, branlez vous, jouissez, jouissez de tout votre saoul, jouissez, encore. Jouissez. Vos reprendrez ensuite ce Vous qui est en vous et le porterez à votre cou ivre de votre plaisir, saoul de votre miel. Léchez moi.

cadenas

Photo : Christine Lebrasseur

Posté par maitre decadent à 14:13 - Les chemins de la soumission - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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